Bruxelles, 22/04/2005 (Agence Europe) - Tout en soutenant la mise en place d'un cadre communautaire spécifique, « d'autant plus nécessaire que des ports sont exploités dans 20 des 25 Etats membres de l'UE », le Comité des Régions (CdR) rejette la proposition de directive sur l'accès aux marchés des services portuaires, car elle « présente le risque d'une régulation excessive » de ces marchés. Selon le Comité, cette proposition viole les principes de subsidiarité et de proportionnalité et ne tient pas compte du fait que « la concurrence existe déjà entre les ports européens ». Telle est la teneur de l'avis de Rolf Harlinghausen (PPE allemand) adopté par la plénière d'avril. En particulier, le Comité craint que l'adoption de la directive ne mène à la diminution du nombre de prestataires de services portuaires en Europe car, explique-t-il dans un communiqué, les prestataires issus de ports extérieurs à l'UE pourraient « s'imposer dans les appels d'offres en proposant des tarifs plus avantageux ». Par ailleurs, le CdR estime que les prestataires de services pourraient être conduits à diminuer leurs investissements, « la directive créant des incertitudes sur la durée des contrats et des indemnisations ». La directive pourrait donc représenter « un obstacle au renforcement de la croissance et de l'efficacité des ports et des services portuaires », craint le Comité.