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Bulletin Quotidien Europe N° 8915
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/immigration illegale /italie/libye

Rencontre Frattini/Pisanu

Bruxelles, 23/03/2005 (Agence Europe) - La Commission européenne indique que le vice-président Franco Frattini¸ à qui le Haut Commissariat des réfugiés de l'ONU et Amnesty international avaient manifesté lundi « leurs inquiétudes concernant les expulsions des immigrés illégaux arrivés ces derniers jours dans l'île italienne de Lampedusa », a eu mardi un entretien à ce sujet avec le ministre italien de l'Intérieur Giuseppe Pisanu. Selon le communiqué, M. Pisanu, qui a promis d'envoyer très rapidement à la Commission un rapport détaillé sur les débarquements d'immigrés, a « tenu à rassurer M.Frattini » en lui expliquant que: - chaque immigré a eu droit à un entretien individuel pour clarifier sa situation ; - tous ceux qui pourraient avoir droit au statut de réfugiés sont gardés sur le territoire italien pour examiner ultérieurement leur position ; - les personnes expulsées, « de nationalité égyptienne, ont été renvoyées vers la Libye, d'où elles provenaient, dans des conditions permettant ensuite leur transfert rapide vers l'Egypte ». Selon le communiqué, M. Frattini a encouragé le gouvernement italien à développer des activités humanitaires en faveur des immigrés et a souhaité qu'une pression adéquate soit exercée sur l'Egypte en vue d'un meilleur contrôle de ses frontières, ajoute le communiqué. Le Commissaire a aussi confirmé son intention d'accélérer la discussion sur l'établissement d'une procédure commune européenne sur les demandes d'asile et sur les traitements dans les 25 Etats membres.

Amnesty International avait écrit à Frattini pour demander que « la Commission brise son silence sur les retours forcés en Libye de personnes arrivant par bateau en Sicile, à Lampedusa ». Amnesty affirme dans un communiqué que cette pratique n'est pas conforme à la Convention de l'ONU pour les réfugiés ni à la Convention européenne des droits de l'Homme, qui interdit « d'expulser des groupes entiers de personnes sans examiner de manière adéquate la situation de chaque individu ». « Pour la troisième fois en six mois, Amnesty International se sent obligée de s'adresser à la Commission à propos des pratiques de déportation de l'Italie. Le 17 mars 2005, les autorités italiennes ont procédé à un retour forcé en Libye de 180 personnes , alors qu'elles pourraient risquer la torture », indique Amnesty, qui demande par ailleurs à la Commission des informations sur les résultats de la mission technique sur l'émigration de clandestins qui a eu lieu en décembre 2004 en Libye.

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