Bruxelles, 23/03/2005 (Agence Europe) - Quinze sociétés de télécommunications européennes ont créé une plate-forme des technologies pour les communications mobiles et sans fil (« eMobility Platform ») afin d'unir leurs efforts en matière de recherche et de développement et de stimuler la compétitivité de l'Europe dans ce secteur. Les projets qui naîtront de cette initiative bénéficieront d'un financement de deux milliards d'euros dont un milliard proviendra des entreprises partenaires et un autre milliard de la Commission européenne, dans le cadre du 7ème programme de R&D. Les entreprises partenaires sont: Alcatel, Deutsche Telekom, Ericsson, France Télécom, H3G, Lucent Technologies, Motorola, Nokia, Philips, Siemens, STMicroelectronics, Thales, TIM, Telefónica Móviles et Vodafone. « Afin de maintenir la position de l'Europe sur le marché mondial des systèmes de communication mobile et sans fil (…) il sera nécessaire de développer une approche européenne à grande échelle en matière de recherche et de développement, de même que dans les services et applications sans fil, dans le contexte de la convergence numérique. A cette fin, la plate-forme « eMobility » définira et mettra en œuvre un agenda de recherche détaillé », a déclaré Magnus Madfors, président de la plate-forme.
Les partenaires s'attacheront à: - créer une stratégie en vue d'une collaboration commune et globale qui évitera la dispersion des efforts ; - appréhender les nouveaux besoins des utilisateurs afin de leur offrir des produits appropriés ; - établir les bases d'une convergence et d'une interopérabilité entre les différentes plates-formes technologiques ainsi que des normes standards dans les communications mobiles. Cette plate-forme sera une réponse de l'Europe à la forte concurrence des Etats-Unis et de l'Asie, souhaitent les partenaires qui rappellent l'importance des communications mobiles et sans fil non seulement en termes de confort de vie mais aussi de productivité économique et d'emplois (10 millions en 2010 contre 4 millions actuellement, espèrent-ils). Fabio Colasanti, directeur de la DG « Société de l'information », se félicite de cette initiative inscrite dans le droit fil de la politique de la Commission européenne qui souhaite un consensus avec le secteur industriel. « C'est un bon exemple et une réponse positive de la part de l'industrie », a-t-il déclaré.
Selon M. Colasanti, l'Europe doit fournir de sérieux efforts en matière d'investissements dans la R&D si elle veut rester dans la course mondiale. Alors que les pays asiatiques (Chine, Japon, Corée) consacrent une partie de plus en plus importante de leur budget à la recherche en matière de nouvelles technologies, le pourcentage des dépenses européennes s'est élevé à 1,82% en 1998 et 1,93% en 2002, ce qui est largement insuffisant par rapport aux objectifs de Lisbonne. La Commission presse les Etats membres de faire des efforts dans ce domaine et rappelle avoir proposé de doubler le budget du prochain programme-cadre de recherche et développement (2007-2013), a précisé M. Colasanti.