Bruxelles, 14/12/2004 (Agence Europe) - La Commission a publié lundi son cinquième rapport de progrès concernant le dialogue sur l'énergie entre la Russie et l'Union européenne. Elle constate qu'après quatre années d'existence, ce cadre a servi ses objectifs en permettant d'aplanir un certain nombre de différends énergétiques entre les deux parties et de renforcer la sécurité de l'approvisionnement de l'UE. "En quatre ans, ce dialogue s'est mué en un vrai partenariat qui offre aujourd'hui plus d'opportunités pour traiter de questions qui vont au-delà des produits énergétiques, comme celles liées au transport et à l'environnement de ce secteur", a estimé le Commissaire chargé de l'énergie, Andris Piebalgs.
La Commission considère qu'en quatre ans, les compagnies européennes investissant dans le secteur énergétique en Russie et celles d'origine russe rencontrant des difficultés à pénétrer le marché unique, ont profité de ce dialogue. Depuis son lancement en 2000, ce cadre d'échange a également permis de résoudre d'importantes questions relatives notamment aux restrictions à l'importation de gaz et de pétrole, comme la préservation des contrats d'approvisionnement à long terme et la suppression de mesures contraires aux règles communautaires de la concurrence. Le rapport insiste aussi sur les progrès en matière de sécurité du transport des produits énergétiques, ce qui s'est, par exemple, traduit par un accroissement des contrôles des autorités russes sur les pétroliers. Actuellement, les négociations se poursuivent à propos du commerce de produits nucléaires ainsi qu'en faveur de la réduction de la dépendance énergétique de l'enclave de Kaliningrad, note encore le rapport.
Les orientations qu'il dresse pour l'avenir de la politique énergétique entre l'UE et la Russie sont centrées sur plusieurs éléments prioritaires: (a) la coopération sur l'efficacité énergétique et le transfert de technologie, suite à la ratification du protocole de Kyoto par la Russie; (b) le soutien aux réformes du secteur en Russie; (c) la promotion et la protection des investissements; (d) la création d'un marché paneuropéen du gaz et de l'électricité; (e) la promotion du transport terrestre par des pipelines ou les chemins de fer. Et le Commissaire Piebalgs d'envisager que ce cadre puisse être utilisé comme un "modèle pour un dialogue similaire avec d'autres pays producteurs d'énergie". Le rapport est disponible sur Internet à l'adresse suivante: http://www.http : //europa.eu.int/comm/energy/russia/joint_progress/doc/progress5_en.pdf