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Bulletin Quotidien Europe N° 8835
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/commerce

Le Commissaire au commerce, Peter Mandelson, défend le libre-echange généralisé et appelle à plus de transparence à l'OMC

Bruxelles, 25/11/2004 (Agence Europe) - Organisée conjointement par l'Union interparlementaire (UIP) et le Parlement européen, la 3ème Conférence parlementaire sur l'OMC, après celles de Genève en février 2003 puis Cancun en septembre 2003, réunit à Bruxelles du 24 au 26 novembre plus de 400 parlementaires du monde entier. Inaugurant la Conférence, le président du PE, Josep Borrell, a rappelé que l'objectif essentiel de cette réunion est de faire le point sur l'état d'avancement des négociations commerciales du cycle de Doha. M. Borrell a notamment appelé "les gouvernements à agir et répondre aux mouvements de protestation qui se développent dans les rues du monde entier pendant que des négociations se déroulent à huis clos". "Nous devons avancer vers un monde plus juste et faire en sorte que le commerce devienne un vecteur de réduction de la pauvreté. Les parlements, qui représentent les peuples doivent pour cela influencer de plus en plus les résultats des négociations commerciales multilatérales", a-t-il ajouté.

"Le commerce est un sujet politique très controversé car il change la vie des populations, en mieux le plus souvent. Il est la clé de l'éradication de la pauvreté dans le monde et il est bien plus bénéfique que l'aide au développement ou l'allégement de la dette", a estimé le nouveau Commissaire au commerce, le Britannique Peter Mandelson, fidèle à sa conception libérale du libre-échange. "Je suis convaincu que les représentants élus des peuples des nations du monde doivent militer pour un commerce plus équitable. Vous, parlementaires du monde entier, pouvez contribuer à rendre l'OMC plus transparente aux yeux du public", a-t-il dit à son auditoire, se déclarant favorable à la poursuite de la participation du PE aux Conférences ministérielles de l'OMC. "Je souhaite œuvrer à l'amélioration de l'organisation de l'OMC. Les pays les plus petits doivent tous participer aux négociations multilatérales selon le principe d'un pays une voix, même s'ils disposent de capacités limitées (...). On dit souvent de l'OMC qu'elle est efficace et non démocratique. Je m'oppose à cette vision car je pense au contraire qu'elle est démocratique mais devrait être plus efficace. Il faut plus de souplesse, et il faut prendre en compte le niveau de développement économique de chaque pays. Le cycle de Doha sera positif si chacun y apporte quelque chose et en emporte quelque chose", a conclu M. Mandelson.

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