25/11/2004 (Agence Europe) - Greenpeace a lancé un avertissement à la Commission européenne: si, le 29 novembre, elle décide d'obliger cinq Etats membres de l'UE à lever leur interdiction de certains OGM (organismes génétiquement modifés), elle risque d'affaiblir sa propre position à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), dans l'affaire lancée en 2003 pour l'accuser de bloquer sans justification l'entrée d'OGM dans l'UE. Greenpeace rappelle que la France, l'Allemagne, l'Autriche, le Luxembourg et la Grèce ont imposé ces interdictions entre 1997 et 2000, pour des questions de sécurité. Eric Gall, de Grenpeace, affirme dans un communiqué que, ce faisant, l'UE renforcerait les arguments des Etats-Unis "contre l'utilisation du principe de précaution par les Etats membres de l'UE, alors qu'il est inscrit dans la législation européenne et dans le Protocole sur la biosécurité, un accord international contraignant".