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Bulletin Quotidien Europe N° 8818
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/esb

Les risques de transmission de l'ESB aux caprins se précisent

Bruxelles, 29/10/2004 (Agence Europe) - La présence d'un agent infectieux présentant des similitudes avec l'agent de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) a été détectée pour la première fois sur une chèvre française abattue en 2002, a annoncé jeudi le ministère français de l'Agriculture. Les données concernant ce cas ont été communiquées, comme le prévoit la réglementation communautaire, au laboratoire communautaire de référence de Weybridge (LRC), au Royaume-Uni. Le panel d'experts procédera, dans un délai de deux semaines environ, à l'évaluation des données scientifiques pour déterminer si cette chèvre était effectivement atteinte d'ESB. La Commission précise que “cet incident isolé ne présente aucun risque pour la santé publique étant donné que la chèvre infectée et son troupeau ne sont pas entrés dans la chaîne alimentaire humaine ou animale”.

La Commission a également envoyé les résultats de l'analyse française à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Lorsque les experts du LRC auront remis leur rapport, celui-ci sera également transmis à l'EFSA. Sur la base des résultats de l'analyse du LRC, la Commission demandera à l'EFSA d'actualiser, le cas échéant, son évaluation scientifique des risques relatifs aux caprins. Dans l'attente de l'avis des experts du LRC et d'un nouvel avis de l'EFSA, la Commission ne propose pas, dans l'immédiat, de mesures supplémentaires de gestion des risques en complément à l'importante législation déjà en vigueur.

Le dispositif communautaire de surveillance de la tremblante mis en place en 2002 a permis d'étudier plus de 130 000 cerveaux de chèvres au sein de l'Union européenne. Parmi tous les prélèvements issus d'animaux trouvés positifs en France, qui ont tous fait l'objet de recherche par le réseau typage de souches, cette chèvre constitue le premier cas présentant des similitudes avec l'ESB. Selon le ministère français, “un délai de deux ans a été nécessaire pour effectuer les analyses complexes comprenant des tests in vivo sur souris”. “Ces premières données doivent être confirmées ou infirmées par des travaux expérimentaux complémentaires”. Les résultats définitifs de ces travaux complémentaires ne devraient pas être connus avant plusieurs semaines ou plusieurs mois, soulignent des experts.

Deux principales hypothèses sur les raisons d'une possible contamination de cette chèvre sont émises par les experts interrogés par l'AFP: celle-ci aurait été nourrie avec une farine animale destinée aux cochons ou bovins présents également sur l'exploitation concernée ou aurait été victime d'une "souche variante de la tremblante". A ce jour, l'ESB n'avait jamais été identifiée dans les conditions naturelles chez les chèvres. Depuis plusieurs années, des mesures de précaution sont appliquées vis-à-vis des ruminants d'élevage (bovins, chèvres et moutons) afin de garantir un haut niveau de protection de la santé publique, rappelle le ministère. Ces mesures comprennent notamment des interdictions d'utilisation des farines de viande et d'os dans l'alimentation des animaux, le retrait au niveau des abattoirs et la destruction des troupeaux atteints de tremblante.

« En réajustant sa stratégie, la Commission européenne entend adopter la même approche pour tous les pays tiers. Pour l'heure, elle ne met pas de nouveaux fonds à disposition, car le budget prévu court jusqu'à 2006 et lui permet de disposer, pour cette cause, de plus de 250 millions d'euros par an. L'important, c'est qu'elle confirme ainsi son engagement envers l'agenda du Caire », précise Jean-Charles Ellermann Kingombe, porte-parole du Commissaire. Les ministres de la Coopération au développement de l'UE élargie l'avaient fait eux-mêmes deux jours plus tôt (voir EUROPE d'hier, p. 9)

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