*** NICOLE GNESOTTO (sous la dir. de): La politique de sécurité et de défense de l'UE. Les cinq premières années (1999-2004). Institut d'études de sécurité de l'Union européenne (43 av. du Président Wilson, F-75775 Paris cedex 16. Tél.: (33-1) 56891930 - fax: 56891931 - Courriel: institute@iss-eu.org - Internet: http: //http://www.iss-eu.org ). 2004, 322 p., 10 euros.
L'Institut d'études de sécurité de l'Union européenne présente, dans cette publication, un premier bilan, à la fois critique et exhaustif, des acquis et réalisations de l'Union depuis la décision prise par le Conseil européen de Cologne, en juin 1999, de mettre en œuvre une Politique européenne de sécurité et de défense. Quelles sont les ambitions de l'Union en matière de défense et de sécurité ? Quelles sont les différences de sensibilité entre les vingt-cinq Etats membres sur l'avenir de la défense européenne ? Quelles relations entretenir avec l'Otan et les Etats-Unis ? Qu'apporte le Traité constitutionnel pour l'évolution du rôle international de l'Union ? Telles sont quelques-unes des questions qui forment la trame de cet ouvrage en deux parties. La première voit les chercheurs de l'Institut analyser les différents aspects de la Pesd depuis sa création et discerner les perspectives d'évolution possibles. La seconde donne la parole à différents personnages qui ont été des acteurs - comme l'ancien président finlandais Martti Ahtisaari, Michel Barnier, Carl Bildt, Lamberto Dini ou Elmar Brok - ou des témoins privilégiés de la Pesd, à l'instar d'un Ferdinando Riccardi qui apporte un éclairage tout en nuances.
Un tel ouvrage, bien entendu, est trop riche pour prétendre le résumer sans le trahir. Parcourir la préface que signe Javier Solana suffit, toutefois, pour mesurer l'étendue du chemin qui a été parcouru en ce laps de temps fort court et prendre conscience, en même temps, des défis qui restent à relever. Pour le Haut Représentant, les avancées découlent d'abord du drame du Kosovo - "déclencheur d'une volonté commune des Européens d'agir ensemble, en construisant (…), dans le cadre de l'Union, tous les instruments nécessaires à la pacification des crises" - et, ensuite, du fait que "la politique de sécurité et de défense de l'Union n'est plus un choix mais une nécessité". Ce du fait des crises et instabilités internationales qui constituent l'environnement stratégique de l'Union, mais aussi parce que, "dans un monde globalisé et chaotique, il n'est plus possible (…) de séparer artificiellement prospérité et sécurité, sauf à se bercer d'illusions". Sans compter, en outre, "le caractère incontournable du multilatéralisme dans la gestion des crises internationales". A partir de ce constat, Javier Solana tire quelques leçons déterminantes pour l'avenir du rôle international de l'Union. D'abord, celle-ci doit affronter la complexité du monde qui fait que "réduire le système international à l'affrontement binaire d'un groupe contre un autre, traiter les crises de la planète à partir de leur seule dimension militaire ou, inversement, tabler surtout sur le commerce et l'aide économique pour réduire les sources de conflits et pacifier le monde sont autant d'impasses". Ensuite, sachant que "la cohérence est la clé de tout succès", un juste équilibre devra être trouvé entre les nations et les institutions européennes, tant il est vrai qu'ignorer les différences nationales au nom de l'égalité de principe des Etats membres (un pays égale un veto) ou, au contraire, magnifier ces différences de puissance au nom d'un principe d'efficacité relative (le leadership des "grands") sont "des tentations fréquentes, mais peu réalistes". Par conséquent, "plus l'Union s'élargit et se diversifie, plus il faudra redoubler d'efforts et de vigilance pour que la politique de défense reste à la fois commune et efficace, égalitaire et différenciée". Et le Haut Représentant de conclure en plaidant pour une adaptation de la relation euro-américaine "à l'évolution du monde et de chacun des partenaires".
Michel Theys
*** SVETLANA ZAŠOVA: Macédoine. De la FORPRONU-Macédoine à la FORDEPRENU (1993-1999). Editions Pedone (13 rue Soufflot, F-75005 Paris). Collection du CEDIN "L'ONU et les opérations de maintien de la paix". 2004, 228 p., 22 euros. ISBN 2-233-00449-3.
Cette étude juridique présente et analyse le déroulement de la mission de la Force de prévention en Macédoine en la replaçant dans son contexte historique et politique. Doctorante en droit international public à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, l'auteur se penche sur les raisons de la mise en place de la Forpronu et sur son volet militaire pour ensuite considérer l'activité civile de cette Force et la question de la régionalisation de l'action préventive internationale. La Macédoine a accédé à l'indépendance sans connaître de conflit interne. L'Organisation des Nations Unies a pourtant décidé d'y envoyer une Force de prévention dès 1993, craignant que la Macédoine ne cède au réveil des nationalités qui se produisait dans toute l'Europe de l'Est. Cette Force constitue ainsi le premier déploiement préventif dans l'histoire des Nations Unies. Un an après la déclaration d'indépendance de la Macédoine, un détachement de la Forpronu, la Force de protection des Nations Unies, y sera envoyé pour éviter l'extension du conflit yougoslave. Cette Force, commune à tous les pays d'ex-Yougoslavie, a vite été divisée en trois parties et prendra, en Macédoine, le nom de Fordeprenu pour Force de déploiement préventif des Nations Unies. Selon l'auteur, cette Force a contribué à éviter l'embrasement de situations périlleuses, mais elle a partiellement échoué à cause de son retrait à un moment inopportun et de son échec face à l'émergence d'un nouveau conflit interethnique.
(VCo)
*** Revue politique et parlementaire. Mediax (6 rue Labrouste, F-75015 Paris. Tél.: (33-1) 45315805 - fax: 45311879). Janvier/février/mars 2004, n° 1028, 111 p., 20 euros. Abonnement: 61 euros (France) ou 75 euros (étranger).
Ce numéro de la Revue politique et parlementaire tourne, pour l'essentiel, autour de la question "Quelle sécurité internationale ?", dans la foulée du choc provoqué par les attentats de Madrid. Le concept de terrorisme est largement questionné, notamment au travers de l'analyse de François Thuillier, professeur au Centre d'études diplomatiques et stratégiques, qui se lance dans un "essai de typologie". Une contribution de Mikhaïl Lebedev, délégué général du Centre de politique internationale de la Sorbonne, élargit la problématique du terrorisme à l'échelle du continent européen: le double élargissement de l'Union et de l'Otan représente, selon lui, un véritable "big bang" dont il cherche à dégager les effets sur le sécurité européenne. Plus largement encore, la réflexion des auteurs porte, au fil des pages, sur la paix: président du Centre de politique internationale de la Sorbonne, Charles Zorgbibe réfléchit ainsi sur le thème "Culture de paix et dialogue des cultures", tandis que Claude Polin, professeur de philosophie politique dans la même Université, s'emploie à mettre en lumière les "conditions sine qua non de toute paix collective". Autant de contributions qui, par une meilleure compréhension du terrorisme, visent à "poser la première pierre d'un chemin de paix".
(MAu)
*** PETER CALVERT (sous la dir. de): Border and territorial disputes of the world. John Harper Publishing (27 Palace Gates Road, London N22 7BW, UK, Tél: (44) 2088814774 - Courriel: jhpublish@aol.com). 2004, 553 p.. ISBN 0-9543811-3-0.
Cet ouvrage - qui en est à sa quatrième édition - répertorie de manière complète, analytique et chronologique l'ensemble des conflits territoriaux par continent. Les auteurs y ont inclus les conflits des dernières années et ceux qui font encore rage, ainsi que les luttes historiques actuellement en sommeil mais susceptibles de ressurgir en raison du fait qu'elles demeurent irrésolues. Les disputes territoriales et frontalières continuent d'enflammer plusieurs endroits du globe. Au moment de la première édition de l'ouvrage, en 1982, les conflits étaient plutôt concentrés dans les pays en voie de développement. Avec l'effondrement du bloc communiste, le spectre de leur résurgence a été réintroduit en Europe. Par ailleurs, bon nombre de luttes intestines sont restées sans solution au lendemain de la guerre froide, comme le prouvent le conflit israélo-palestinien, la situation à Chypre ou au Cachemire, la division de la Corée ou bien encore les prétentions de la Chine sur Taiwan. Autant de cas problématiques qui sont analysés en profondeur. (STu)
*** BOGDAN SZAJKOWSKI (sous la dir. de): Revolutionary and dissident movements of the world. John Harper Publishing (voir coordonnées supra). 2004, 562 p.. ISBN 0-9543811-2-2.
Cet ouvrage, dont c'est également la quatrième édition, analyse la portée de tous les mouvements révolutionnaires et dissidents par pays. Sont principalement décrites les activités historiques et contemporaines des organisations qui cherchent à défier la stabilité d'un Etat par des moyens extralégaux, la plupart du temps violents. Y sont donc inclus les mouvements d'autonomie ou de sécession, les groupes d'extrême gauche ou droite agissant hors du cadre constitutionnel, les partis prohibés, les gouvernements en exil, ainsi que les organisations terroristes pan nationales. Ainsi, quelques décennies après les conflits post-coloniaux, la principale source de conflits en Afrique provient des luttes entre les Etats issus de la décolonisation et leurs populations minoritaires visant la sécession ou l'autonomie, rejetant ainsi le découpage colonial. Bien évidemment, l'ouvrage tend à démontrer plus particulièrement le défi posé à l'Occident et aux Etats musulmans par la montée en puissance des mouvements islamistes.
(STu)
*** FRANÇOIS GUILLAUME: L'agriculture, levier de développement du Sud. Délégation pour l'Union européenne de l'Assemblée nationale (Kiosque de l'Assemblée nationale, 4 rue Aristide Briand, F-75007 Paris. Tél.: (33-1) 40636121 - Internet: http://www.assembl ée-nationale.fr). Collection "Rapport d'information", n° 1371. 2004, 95 p., 3,50 euros.
Huit cent millions de personnes sont actuellement sous-alimentées dans les pays en développement. Face à ce fléau, la fracture entre les pays riches du Nord et les pays pauvres du Sud ne cesse de s'accentuer. Pour le député - et ancien ministre français de l'Agriculture - François Guillaume, le temps est venu, pour la communauté internationale, d'agir et de penser les moyens qui consacreraient le droit à la nourriture pour tous. Ce rapport analyse les enjeux de ce défi qui "conditionne très largement la stabilité et la prospérité de notre planète". En rappelant que l'agriculture est la base économique et sociale du développement, l'auteur insiste sur le fait que les pays pauvres "doivent être autorisés à protéger et à développer leur agriculture, afin de réussir leur insertion dans le commerce mondial". Par une analyse précise, il révèle les failles des échanges agricoles mondiaux qui entravent le décollage des pays pauvres, avant de proposer une solution. Pour l'auteur, les échanges agricoles sont déstabilisés par un déficit de régulation, des pratiques commerciales déloyales et l'instabilité des prix des produits de base ruinant les paysans des pays pauvres. Sans garde-fou, le libre-échange conduit à l'injustice. L'auteur propose, dès lors, d'instituer "l'exception alimentaire", c'est-à-dire un cadre de régulation des échanges agricoles qui repose sur une réelle égalité des compétiteurs. Ce cadre devrait permettre de développer les agricultures vivrières au sein de marchés communs régionaux et de stabiliser les prix des produits de base.
(GRu)
*** Agri.Med. Agriculture, pêche, alimentation et développement rural durable dans la région méditerranéenne: rapport annuel 2004. Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (11 rue Newton, F-75116 Paris. Tél.: (33-1) 53239100 - fax: 53239101 - Courriel: lrobert@ciheal.org - Internet: http://www.ciheam.org ). 2004, 292 p.. ISBN 2-8535-283-0.
Le rapport annuel du Ciheam présente de manière détaillée les évolutions les plus récentes des économies agricoles et du secteur agro-alimentaire des pays méditerranéens. La première partie se concentre sur la réforme de la Politique agricole commune et l'élargissement de l'Union, ainsi que sur leur impact sur les pays méditerranéens. Le rapport souligne entre autres qu'une rude compétition s'annonce en ce qui concerne les rares ressources financières dont le processus d'intégration euro-méditerranéenne ne bénéficiera certainement pas au vu de la demande élevée de fonds en lien avec l'élargissement. La deuxième partie est consacrée aux analyses sectorielles nationales de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la pêche des pays membres du Ciheam. L'ouvrage examine dans une troisième partie le développement et les politiques agro-alimentaires dans la région. Il met ainsi en exergue plusieurs stratégies possibles pour les entreprises locales et leur cohabitation avec les multinationales tout en rappelant que les considérations relatives aux entreprises ne doivent pas faire perdre de vue que l'alimentation est un problème de santé publique qui nécessite la mise en place, dans chacun des pays méditerranéens, de véritables politiques agro-alimentaires. Le rapport se termine par une présentation des principaux indicateurs du développement agricole et alimentaire dans les pays méditerranéens.
(STu)
*** PIERRE STASSART: Produits fermiers: entre qualification et identité. Presses Interuniversitaire Européennes - Peter Lang (1 av. Maurice, B-1050 Bruxelles. Courriel: info@peterlang.com - Internet: http://www.peterlang.net ). Collection "EcoPolis", n° 3. 2003, 424 p.. ISBN 90-5201-108-7.
Œuvre d'un docteur en sciences de l'environnement et ingénieur agronome, cet ouvrage propose une première "écologie" de la qualité alimentaire. Aujourd'hui chargé de recherche à la Fondation universitaire luxembourgeoise, Pierre Stassart commence par s'intéresser à la construction socio-technique de la qualité en analysant de manière minutieuse un projet paysan de type coopératif actif, entre autres, dans le domaine de la viande. L'auteur s'interroge d'abord sur les limites d'une approche centrée sur l'offre, conforme au modèle que la Politique agricole commune avait développé dès les années 60. Il observe ensuite comment les producteurs ont été à la rencontre des consommateurs, la logique de l'offre ayant du se plier à celle de la demande. La troisième partie de l'ouvrage s'interroge enfin sur la construction de la crédibilité d'un produit. Dans ce cadre, l'auteur aborde une question qui domine socialement, économiquement et politiquement la construction des nouvelles filières: la gestion du risque alimentaire. Cette étude, commente le Pr. David Goodman (Université de Californie à Santa Cruz), "vient bien à propos", en ces temps de "vaches folles", "pour souligner la diversité et le pluralisme des réseaux agro-alimentaires et de leurs mécanismes de coordination, qu'ils soient typologiquement attribués aux courants dominants ou alternatifs". Ou, pour reprendre une formule de Michel Callon, du Centre de sociologie de l'innovation de l'Ecole des Mines, un travail qui "montre que la résolution des problèmes posés par la société du risque impose l'instauration d'une véritable économie de la qualité".
(LD)
*** La COMMISSION EUROPEENNE (Office des publications officielles des Communautés européennes, L-2985 Luxembourg. Internet: http: //publications.eu.int) a publié le document suivant:
*** Stratégie pour le marché intérieur: Priorités 2003-2006. 2004,52 p.. ISBN 92-894-6975-7.
Cette communication est destinée au Conseil, au Parlement européen, au Comité économique et social et au Comité des Régions. La Commission estime que le marché intérieur a permis la création de 2,5 millions d'emplois et à dégager près de 900 milliards d'euros supplémentaires de richesse. Cependant, elle souligne que les retombées de ce marché intérieur sont bien en deçà de ce qu'elles pourraient être. Il importe donc d'améliorer son fonctionnement afin de répondre aux défis qui attendent l'Union européenne dans les prochaines années, tels que l'ambitieux objectif de Lisbonne, les réformes structurelles nécessaires pour assurer sa compétitivité et le vieillissement de sa population. C'est pour cela qu'elle présente aux organes susmentionnés les priorités qu'elle a identifiées - telles qu'une meilleure intégration des marchés de services ou une simplification de l'environnement réglementaire- ainsi que les actions à entreprendre. Ces actions - dont certaines sont déjà bien mises en œuvre - sont détaillées et classées selon qu'elles doivent être adoptées ou menées à terme rapidement, qu'elles doivent faire l'objet de débats supplémentaires ou être mises en œuvre par les Etats membres.
*** Revue d'Allemagne et des pays de langue allemande. Société d'Études Allemandes (CNRS -Bâtiment 40, 23 rue du Loess -BP 20. F-67037 Strasbourg Cedex 02. Tél.: (33-3) 88107316 - fax: 88106482 - Courriel: christiane.weeda@misha.u-strasbg.fr). Avril - Juin 2004, n° 2, 264 p. 16 euros. Abonnement: 56 euros.
Ce numéro est titré "Du nationalisme belliqueux au dépassement des frontières: Les Églises et la construction de l'Europe (1914 - 2004)". Il nous emmène de la Grande Guerre, durant laquelle les Églises - tant françaises qu'allemandes - prêchaient la guerre sainte et voyaient le conflit (du moins dans ses premières phases) comme une occasion de purifier une société décadente, à la construction européenne. Au passage, il traite d'hommes comme le Cardinal Faulhaber dont le positionnement face au nazisme n'a toujours pas cessé de faire couler de l'encre, du compromis allemand vis-à-vis du séculaire et du religieux, des liens entre la construction de l'Union et les Eglises, à vocation universelle mais aux champs d'action et de pensée souvent très territorialisées.
*** Kangaroo Group Newsletter. Kangaroo Group (9 Rond Point Schuman Bte 4, B-1040 Bruxelles. Tél.: (32-2) 5410330 - Fax.: 5384980 - Courriel: info@kangaroogroup.org - Internet: http://www.kangaroogroup.org ). Septembre 2004, n° 37, 16 p..
Dans son éditorial, Alain Lamassoure, rappelle l'avancée pour l'Union qu'incarne la Constitution mais souligne également les obstacles qui lui restent à franchir. Ceux-ci n'ont pu être dépassés ou doivent encore l'être grâce à "trois miracles politiques", le consensus au sein de la Convention, l'accord des Gouvernements et le dernier, le plus difficile à atteindre, la réussite des référendums populaires. D'autres articles portent entre autres sur les nouvelles réglementations sur les brevets et les droits d'auteurs, la reconnaissance mutuelle des législations qui a permis de lever bien des obstacles à la libre circulation des biens ou encore la question de la "concurrence" en matière de taxation des entreprises et les remous qu'ont provoqués les propositions d'harmonisation.
*** Liaisons sociales Europe. Groupe Liaisons (1 Avenue Edouard-Belin, F-92500 Rueil-Malmaison. Tél.: (33-8) 25800929 - fax: (33-1) 44722027 - Internet: http//http://www.liaisons-sociales.com ). Septembre 2004, n° 111, 12 p., 32 euros. Abonnement: 867,85 euros.
Liaisons Sociales Europe se penche sur la question des délocalisations, qui agite beaucoup la classe politique et la société française actuellement. La lutte contre les délocalisations, qui, selon d'aucuns, pourraient être ralenties mais non enrayées, passe notamment par un audit auprès des entreprises pour identifier les facteurs les poussant à délocaliser. La "concurrence fiscale déloyale" des dix nouveaux adhérents évoquée par Nicolas Sarkozy n'étant sans doute pas le cœur du problème. La stratégie de Lisbonne revient d'ailleurs à nouveau sur les lèvres comme l'outil par excellence. La revue présente également la réaction des partenaires sociaux à la nouvelle communication de la Commission sur le dialogue social et propose la deuxième partie de son tableau des principaux textes sociaux de l'année 2004.
Revue en bref
***Art. 88-4 de la Constitution -Textes soumis du 10 avril au 3 juin 2004. Délégation de l'Assemblée nationale pour l'Union Européenne. 2004, N°1666, Paris. Il s'agit du rapport à l'Assemblée nationale française sur les propositions des institutions européennes soumises du 10 avril au 3 juin.