Bruxelles, 18/10/2004 (Agence Europe) - La Confédération internationale des syndicats libres (CISL) et la Confédération européenne des syndicats (CES) ont renouvelé leurs critiques contre le régime militaire birman "pour les atteintes continues aux droits de l'Homme qui y sont perpétrées". Après le Sommet de l'ASEM (EUROPE du 12 octobre, p. 6 et 7), les deux organisations trouvent surprenant que les leaders européens et asiatiques n'aient pas "exigé des autorités birmanes la libération de Mme Daw Aung San Suu Kyi et de plusieurs autres leaders du parti d'opposition NLD". Elles doutent également de l'efficacité des sanctions prononcées par l'UE, en particulier celles sur les investissements étrangers, en estimant: "faute de fournir d'urgence des clarifications adéquates quant à l'interprétation de ces nouvelles mesures, celles-ci risquent d'être caduques". Concernant les résultats du Sommet lui-même, les organisations syndicales soutiennent "la recommandation des leaders de l'ASEM en vue d'un élargissement tous azimuts du dialogue Asie-Europe sur le travail et l'emploi" et espèrent qu'il sera centré sur le principe du travail décent.