Alexandrie, 08/06/2004 (Agence Europe) - Le Comité ministériel de surveillance de la FEMIP (Facilité euroméditerranéenne d'investissement et de partenariat), qui s'est réuni le 7 juin à Alexandrie (Egypte), a fixé la marche à suivre pour la période à venir et a adopté une série de recommandations sur l'encouragement des privatisations et les appuis au secteur public par le biais de leur accès aux sources de financement. Presque tous les ministres de l'espace euroméditerranéen (sauf l'Algérien, le Tunisien et le Turc) étaient présents, y compris les ministres israélien, syrien et, bien sûr, l'égyptien hôte de la réunion.
Les ministres ont évoqué la création d'un Trust Fund en liaison avec la FEMIP. Ils se sont attelés à la tâche d'en déterminer les modalités de fonctionnement et, surtout, la dotation à allouer à ce titre. Appel est lancé à tous les pays participants pour contribuer à ce fonds dont la dotation pourrait se situer entre 20 et 40 millions €. La BEI fera connaître sa quote-part à la faveur du tour de table envisagé pour comptabiliser les participations de chacun des pays.
Les ministres ont également examiné les résultats des activités dans le domaine de l'assistance technique avec une prévision d'engagements au cours de la période 2003-2004 de 54,7 millions € (22 millions € pour le capital humain, 2 millions dans l'éducation, 17 millions dans l'infrastructure et 14 millions dans l'industrie).
La BEI, qui gère la FEMIP, compte consacrer à la région un volume d'aide financière devant atteindre 2 milliards d'euros annuels. 30 à 40% devant être consacrés aux initiatives du secteur privé, le reste venant appuyer des grands projets ou les secteurs à forte valeur ajoutée sociale tels que l'environnement, la santé et l'éducation. Les ministres ont par ailleurs évoqué les processus de réforme dans les pays de la région. Ceux-ci se seraient engagés à ne pas faiblir dans cette volonté de modernisation de leurs économies. Cet engagement est important, en particulier à la veille du Sommet du G8 qui doit traiter des réformes dans la région, souligne-t-on à la BEI (voir aussi EUROPE d'hier, p.16, au sujet de l'intervention du Commissaire européen Siim Kallas).
A cette occasion, la BEI a signé avec l'Egypte et la Tunisie deux accords de prêts. 100 millions € dans le premier cas pour le financement d'un gazoduc reliant l'Egypte à la Jordanie (entre Aqaba et Rehab). Ce gazoduc, d'une longueur de 393 Km, permettra d'acheminer le gaz naturel égyptien vers de grandes centrales électriques, des entreprises industrielles et d'autres utilisateurs situés sur l'ensemble du territoire jordanien. Ce gazoduc est également désigné sous le nom de « gazoduc arabe » ou de « gazoduc jordanien ». Dans le cas de la Tunisie, 65 millions € sont accordés pour l'amélioration de l'infrastructure urbaine en Tunisie.