Bruxelles, 10/05/2004 (Agence Europe) - La Présidence irlandaise de l'UE a adopté vendredi la déclaration suivante: "L'Union européenne est vivement préoccupée par l'évolution récente de la situation dans la république géorgienne autonome d'Adjarie. La destruction, le dimanche 2 mai, à l'initiative des autorités adjares, de ponts reliant l'Adjarie au reste de la Géorgie est un acte des plus regrettables. Une nouvelle escalade de la tension entre Tbilissi et Batoumi doit être évitée. L'Union européenne invite la république géorgienne autonome d'Adjarie et le gouvernement géorgien à n'utiliser que des moyens pacifiques pour régler les questions litigieuses. Tout acte de violence ou menace est inacceptable et doit être évité. L'Union européenne réaffirme qu'elle soutient sans réserve l'intégrité territoriale de la Géorgie. Elle rappelle également que les relations entre la république géorgienne autonome d'Adjarie et le reste de la Géorgie doivent se développer dans le cadre de la constitution géorgienne, qui reconnaît l'autonomie de l'Adjarie. Elle se félicite de la déclaration du gouvernement géorgien proclamant l'inviolabilité du statut de l'Adjarie. Dans ce contexte, une loi sur le statut de la République autonome d'Adjarie devrait être adoptée dans un avenir proche, comme le prévoit l'article 3.3 de la constitution de Géorgie. L'Union européenne est préoccupée par les conséquences sociales du blocus de facto de l'Adjarie et engage Batoumi à rétablir toutes les voies de communication entre l'Adjarie et le reste de la Géorgie. L'Union européenne continue de suivre attentivement la situation. La Bulgarie, la Roumanie et la Turquie, pays candidats, l'Albanie, l'ancienne République yougoslave de Macédoine, la Bosnie-et-Herzégovine, la Croatie et la Serbie-et-Monténégro, pays du processus de stabilisation et d'association et candidats potentiels, ainsi que l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l'AELE membres de l'Espace économique européen, se rallient à cette déclaration".