login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8696
Sommaire Publication complète Par article 25 / 50
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/conseil competitivite

à l'occasion du Conseil informel de Dromoland Castle, la Présidence irlandaise a plaidé en faveur d'une réglementation plus souple et d'une prise de décision plus rapide dans l'UE

Bruxelles, 29/04/2004 (Agence Europe) - L'UE a besoin de se défaire de sa rigidité réglementaire et d'adopter ses décisions plus rapidement, sur un marché mondial extrêmement compétitif. Tel est, en substance, le message que la Présidence irlandaise de l'UE a voulu faire passer à l'issue de la réunion informelle du Conseil "Compétitivité" qui s'est tenue au château de Dromoland (Comté de Clare) les 26 et 27 avril. Outre les ministres de 31 pays d'Europe, étaient également présents les Commissaires européens Philippe Busquin (recherche), Frits Bolkestein (marché intérieur) et Erkki Liikanen (entreprises et sociétés de l'information). De nombreux dirigeants industriels ont par ailleurs été étroitement associés aux travaux de l'informelle dont les débats fourniront une contribution au Conseil Compétitivité des 17 et 18 mai.

Se référant lors de la conférence de presse finale à la récente communication de la Commission relative à la politique industrielle, la vice-première ministre irlandaise (Tánaiste) en charge de l'Entreprise, du Commerce et de l'Emploi Mary Harney, qui présidait la réunion, a estimé que "la désindustrialisation en Europe n'est pas un problème", expliquant que ce qui est important, c'est de favoriser l'innovation et la compétitivité. La Tánaiste a déclaré que le message des dirigeants d'entreprise à l'UE était que "l'externalisation" vers l'Extrême-Orient n'était pas le problème. "Il nous faut nous concentrer sur la hausse de notre productivité et faire des affaires autrement. Les décisions des investisseurs seront influencées par le climat régnant dans l'UE et particulièrement dans les différents Etats membres", a-t-elle indiqué, précisant que le Conseil avait été vivement encouragé par l'industrie à assouplir la réglementation et à soutenir l'innovation.

Mme Harney a par ailleurs rappelé que l'UE devait s'entendre sur la question du brevet communautaire. Le "message très clair" qu'elle a retenu des travaux de l'informelle est que "l'Europe a le potentiel de réussir son expansion à condition qu'elle prenne les bonnes décisions en matière de législation. C'est à notre portée. Ce ne sont pas les influences extérieures qui freinent l'Europe; c'est l'Europe elle-même et sa manière de prendre des décisions qui sont en cause". Et de lancer un appel en faveur d'une accélération du processus décisionnel "pour les acteurs d'un marché extrêmement compétitif". En d'autres termes, il faut, a-t-elle dit, "légiférer pour des minima et non (...) chercher la solution miracle à tous les problèmes par des législations et réglementations qui font fuir les investisseurs et délocalisent les emplois".

La Tánaiste a affirmé que, faute d'être compétitive, l'UE ne pourra pas rehausser le niveau de vie des Européens et réduire le chômage. "Cela veut dire que nous devons faire très attention à nos législations et réglementations. Il nous faut par exemple achever le marché unique" et aboutir "très rapidement" à un accord sur la directive relative aux services. "Ce ne sera pas facile à cause des processus décisionnels", et "particulièrement maintenant au sein d'une UE élargie à 25 membres", a-t-elle admis.

La vice-première ministre irlandaise a ajouté que la directrice générale de Hewlett-Packard, Carly Fiorina, avait remarqué qu'entreprises et pays doivent fonctionner sur une base similaire. "Cela veut dire qu'ils doivent veiller à leur compétitivité et être capables de prendre des décisions rapidement. Leur mode de fonctionnement doit pouvoir être flexible. Il nous faut apporter cette souplesse et cette rapidité à l'UE", a-t-elle déclaré. Mme Fiorina avait souligné pendant les travaux du Conseil que les futures chances de succès de l'UE en matière de compétitivité pouvaient se résumer à deux objectifs: des investissements ciblés de la part des gouvernements et une innovation soutenue de la part de l'industrie. "Je pense que nous avons vu que les nations les plus compétitives de l'économie mondiale sont celles capables de s'investir à trois niveaux", avait-elle indiqué. "Premièrement, elles investissent dans l'éducation et la formation (...). Deuxièmement, elles investissent dans la recherche et le développement, afin de faire naître la croissance pour la nouvelle génération en l'alimentant de nouvelles idées, et dans les nouvelles technologies pour faire profiter le marché du fruit de ces idées. Troisièmement, elles s'attachent à créer des sociétés fondées sur la prévisibilité, des sociétés visant l'ouverture, la transparence, la responsabilité, la confiance et l'état de droit ; des sociétés qui reconnaissent la valeur du mérite et de la récompense", avait-elle expliqué.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE
SUPPLÉMENT