06/04/2004 (Agence Europe) - La France envisage que l'organisation d'un exercice grandeur nature pour tester la mise en œuvre de la clause de solidarité proclamée le 25 mars par le Conseil européen pour marquer l'engagement des Etats membres à coopérer entre eux en cas d'attaque terroriste. "Il faudrait que nous nous penchions sur la coordination", sinon on "court le risque que tous apportent quelque chose en même temps, ce qui neutraliserait les efforts de chacun", a déclaré le ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, précisant qu'elle avait indiqué à Javier Solana "qu'il faut y réfléchir, voire un jour faire un exercice pour vérifier comment nous réagirions". La clause de solidarité, adoptée par une déclaration des 25 au Conseil européen, est inscrite dans le projet de Constitution. Elle prévoit la mobilisation de tous les instruments utiles, y compris militaires, pour aider un Etat victime d'une attaque terroriste. Contrairement à ce qui est prévu dans le projet de Constitution, la déclaration du 25 mars ne précise pas les modalités de la coopération.