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Bulletin Quotidien Europe N° 8659
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/sucre

Les pays les moins avancés demandent un délai de dix ans avant la libéralisation des marchés européens du sucre

Bruxelles, 04/03/04 (Agence Europe) - Lors d'une rencontre avec les Commissaires européens Pascal Lamy et Franz Fischler à Bruxelles, le 3 mars, les ministres du Commerce du Soudan, du Mozambique, du Népal et du Bengladesh ont demandé de retarder de 10 ans la mise en oeuvre de l'initiative TSA et de bénéficier de plus grandes possibilités d'accès au marché du sucre dans l'Union européenne.

Le ministre au Commerce soudanais a déclaré en conférence de presse avant la rencontre: « nous ne sommes pas contre la libéralisation du marché du sucre ; simplement, nous avons besoin de temps pour devenir compétitifs, donnez-nous dix ans ». Les pays les moins avancés (PMA), dont 49 sont africains ou asiatiques et où le sucre est encore un enjeu vital, ont proposé à l'UE qu'elle reporte à la période 2016-2019 la libéralisation progressive des tarifs à l'importation, alors que l'initiative TSA prévoit que celle-ci commence à partir de 2006 et ce, jusqu'en 2009. Les PMA demandent aussi un accès complémentaire à un deuxième quota tarifaire progressif, qui augmenterait de 15% chaque année dès la campagne 2005. Les PMA ont souhaité que ce deuxième quota tarifaire commence à 100 000 tonnes en 2004-2005 et plafonne à 1,6 million de tonnes en 2012-2013 et au-delà, dans leur initiative destinée à protéger les PMA des conséquences négatives d'une future réforme du régime européen. Franz Fischler a admis mercredi qu'une réforme de la politique européenne du sucre était nécessaire, mais a ajouté qu'elle se ferait en tenant compte des intérêts des pays les moins avancés. Les cours de l'UE sont de plus de 600 euros la tonne contre 200 euros sur le marché international.

Les PMA ont aussi proposé la mise en place de procédures anti-fraude rigoureuses et d'un système officiel d'enregistrement fondé sur le principe de la coopération douanière, pour assurer le respect des règles d'origine et garantir que tous les bénéfices de l'initiative atteignent effectivement leurs industries sucrières.

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