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Bulletin Quotidien Europe N° 8659
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/bce

La BCE a résisté aux appels en faveur de la baisse des taux

Bruxelles, 04/03/2004 (Agence Europe) - Dans un contexte plus clément de baisse de l'euro sur le marché des changes, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé, jeudi, de ne pas modifier ses taux d'intérêt, en dépit des pressions politiques de plus en plus fortes en faveur d'un assouplissement monétaire pour soutenir la reprise économique en Europe. Le taux de soumission minimal appliqué aux opérations principales de refinancement ainsi que les taux d'intérêt de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt restent donc inchangés, à respectivement 2 %, 3 % et 1 %.

En répondant à des questions de la presse sur les appels de plus en plus pressants pour une baisse des taux, le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a déclaré: « nous entendons et écoutons des choses et nous connaissons le traité. Le sentiment général en Europe, y compris dans l'opinion publique, est que nous devons prendre notre décision en toute indépendance. (…) Ce n'est pas si simple, pour le dire franchement, mais notre conviction profonde est que nous ne devons pas nous laisser influencer ».

Le Conseil des gouverneurs a conclu que la position actuelle de la politique monétaire reste « appropriée » et qu'elle « contribue à soutenir la reprise économique dans la zone euro », a expliqué M. Trichet. Selon lui, les dernières estimations d'Eurostat confirment qu'une reprise progressive de l'activité économique de la zone euro a eu lieu au deuxième semestre de 2003 (voir autre nouvelle). La BCE s'attend à une croissance économique « modérée » au début 2004 et plusieurs facteurs (tant externes qu'internes) laissent présager « un renforcement de la reprise en 2004 et au-delà », a souligné le président de la BCE. La Banque centrale prévoit aussi une croissance économique mondiale « robuste » en 2004 et une augmentation de la demande privée en Europe.

Après les chiffres de février (1,6%), la BCE s'attend au cours des mois qui viennent à une légère augmentation de l'inflation dans la zone euro (à cause de l'effet de base lié à l'énergie et aussi des hausses d'impôts indirects). Mais il n'y a vraiment pas de quoi s'inquiéter, a assuré M. Trichet: « la BCE estime que l'inflation est maîtrisée et que notre définition de la stabilité des prix est respectée ». « Les citoyens qui ont pu hésiter à consommer ou à investir doivent savoir que le moment est venu de le faire », a-t-il ajouté.

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