Bruxelles, 23/02/2004 (Agence Europe) - Le Conseil Relations extérieures du 23 février a adopté des conclusions très critiques sur les élections du 20 février en Iran dont le caractère démocratique a été entaché par l'exclusion d'un nombre énorme de candidats réformateurs:
"Le Conseil rappelle que durant les dix dernières années, l'Iran a fait des progrès sur la voie d'une plus grande liberté politique et que, lors des élections parlementaires de février 2000, le peuple iranien avait clairement exprimé son désir de davantage de réformes. Dans ces circonstances, le Conseil exprime son profond regret et sa déception de constater qu'un grand nombre de candidats n'ont pas pu se présenter cette année aux élections parlementaires, y compris plusieurs membres élus du Majilis, empêchant ainsi le peuple iranien de faire un choix authentiquement démocratique. Cette interférence est un recul pour le processus démocratique en Iran. Le Conseil esprime l'espoir que l'Iran retournera sur la voie de la réforme et de la démocratisation".
A la Commission européenne, Diego Ojeda, porte-parole du Commissaire aux relations extérieures Chris Patten, a estimé lui aussi devant la presse, lundi, que ce scrutin était "un pas en arrière pour la démocratie en Iran", en avertissant: "c'est un facteur dont nous devrons tenir compte lorsque nous examinerons l'avenir de nos relations avec l'Iran".