23/02/2004 (Agence Europe) - Le Représentant américain pour les négociations commerciales, Robert B.Zoellick, a répété, vendredi dernier à Genève devant la presse, qu'il décelait des "signes encourageants selon lesquels 2004 ne doit pas être une année perdue" pour les négociations de l'Agenda de Doha. J'ai "le sentiment qu'il y a une ouverture " faisant espérer des progrès en 2004, mais ce ne sera pas facile, a dit M.Zoellick, en notant: "tous ceux que j'ai visités semblent avoir un authentique intérêt à aller de l'avant, ou du moins à ne pas freiner le processus (...). Les pays sont en train de passer des listes de souhaits à ce dont ils ont vraiment besoin, et de la réaffirmation de positions au règlement des problèmes". (Au cours des deux dernières semaines, M.Zoellick a rencontré des représentants de plus de trente membres de l'Organisation commerciale du commerce, en Asie, Afrique et Europe).Une fois de plus, M.Zoellick a insisté: "L'agriculture est absolument la clé, et si nous voulons réussir, nous devons nous engager à éliminer les subventions à l'exportation". Selon lui, la réforme qui s'impose en matière d'agriculture doit inclure aussi une réduction substantielle du soutien interne qui entraîne des distorsions sur les échanges, ainsi qu'une amélioration de l'accès au marché, y compris l'accès réciproque aux marchés des pays en voie de développement. Le round de l'OMC « ne réussira pas si l'Europe n'élimine pas les subventions aux exportations agricoles", a réaffirmé le négociateur en chef américain. Quant aux questions de Singapour, M.Zoellick a décrété: les négociateurs devraient "simplement se concentrer sur la facilitation du commerce" et laisser tomber le reste. Et il a mis en garde: si on continue les manœuvres sur les questions de Singapour, "cela provoquera des problèmes avec les pays africains et les pays en développement" en général.