Bruxelles, 02/02/2004 (Agence Europe) - En présentant jeudi dernier le bilan à mi-mandat de son programme, le Président du Comité économique et social européen (CESE), Roger Briesch, a constaté que beaucoup de choses avaient été faites mais que des problèmes subsistaient en ce qui concerne notamment le statut financier des conseillers, les relations de partenariat avec le Parlement européen et le Conseil, mais aussi le Comité des régions (CDR). "Dans l'ensemble, j'ai le sentiment que le CESE a tout lieu d'être satisfait de son action au cours des mois écoulés", a commenté le Président Briesch, tout en souhaitant que "cette année soit également marquée par un engagement plus soutenu de l'ensemble des membres". Des propos qui ont été confortés par l'appui des présidents des trois groupes (employeurs, travailleurs, activités diverses).
En ce qui concerne la présentation des avis du CES (qu'il souhaite "plus concise, plus accessible, lisible et intéressante"), M.Briesch a noté que l'impact politique des avis exploratoires "est considérable, car ils nous offrent la possibilité de faire bouger les choses", et il a souligné "les bons rapports de coopération qui se sont instaurés avec la Commission dans le cadre de l'élaboration de ces avis". Par contre, il regrette l'absence de progrès notables vers la conclusion d'accords de partenariat et de coopération avec le Conseil et le Parlement. S'agissant du Conseil, "il est en principe difficile, en raison de la nature même de cette institution, de progresser", a noté M.Briesch et "avec le Parlement, il n'y a pas de progrès à signaler". Avec le Comité des Régions (CdR), "notre coopération est bonne du point de vue politique, mais nos tentatives d'instaurer une coopération systématique se sont révélées difficiles", a reconnu M.Briesch, espérant "qu'avec le renouvellement de direction qui aura lieu en février, les choses évolueront positivement".
A propos de la CIG, Roger Briesch a déclaré: "la nouvelle Constitution nous invitera à un dialogue civil structuré. Nous devons y être préparés. Il est essentiel pour la réputation et la capacité du Comité à se faire entendre que nous ne rations pas cette occasion". Dans ce contexte, l'approfondissement des relations avec les partenaires sociaux européens tient à coeur au Président Briesch, qui a rappelé que le CESE organise, eux, les 8 et 9 mars, une conférence sur le thème "Démocratie participative: état et perspectives ouvertes par la Constitution européenne". M. Briesch s'est par ailleurs dit déçu que "la CIG ait commencé à détricoter le projet de la Constitution sur lequel nous avons émis un jugement positif"(voir EUROPE du 24 décembre, p.4). Et d'ajouter: "L'échec de la CIG en décembre dernier est le résultat d'une approche guidée par le seul intérêt national chez certains gouvernements, et montre les limites, vite atteintes, de la méthode diplomatique pour définir un projet d'avenir pour l'Europe".
A l'occasion de son élection à la présidence du Comité en octobre 2002, Roger Briesch avait mentionné quatre domaines d'action prioritaires: 1) optimiser le rôle d'organe consultatif du Comité auprès du PE, du Conseil et de la Commission, en intensifiant la coopérations; 2) améliorer la représentativité et la crédibilité du CESE en tant que représentant institutionnel de la société civile; 3) développer les moyens et les structures internes du Comité; 4) renforcer la présence du Comité dans le débat sur l'avenir de l'Europe (voir EUROPE des 26 octobre et 14 décembre 2002).