Bruxelles, 02/02/2004 (Agence Europe) - Le Commissaire Philippe Busquin doit présenter, ce mardi, deux communications importantes de la Commission européenne. La première fixe le calendrier pour la mise en route de l'initiative lancée avec l'Agence spatiale européenne pour la surveillance de la planète à des fins environnementale et de sécurité. Dans une seconde communication, la Commission décrit l'action préparatoire qui doit conduire à un programme de recherche dans le domaine de la sécurité à l'horizon 2007.
Surveillance mondiale pour l'environnement et la sécurité: la communication de la Commission décrit les principaux enseignements tirés de la phase initiale et identifie les nouveaux enjeux. Elle établit un plan d'action pour la période 2004-2008. L'initiative GMES devra (1) servir les engagements environnementaux de l'Europe (notamment dans le cadre du Protocole de Kyoto), (2) soutenir les politiques communautaires dans les domaines de l'agriculture, du développement régional et de l'aménagement du territoire, de la pêche, des transports, (3) répondre à des besoins de la politique étrangère et de sécurité commune ou de la PESD, (4) contribuer à certaines activités relevant de la justice et des affaires intérieures, comme la surveillance des frontières. Parmi les défis à relever pendant la phase de démarrage du système (2004-2006) figurent notamment l'amélioration de la comparabilité des données entre les différents systèmes, mais aussi des activités de conception des composantes spatiales en vue de leur acquisition, l'évaluation et l'amélioration des composantes in situ. La phase opérationnelle débutera en 2007 avec la fourniture de services réguliers qui devront cependant encore être améliorés et développés. Sur le plan spatial, le travail va essentiellement consister à intégrer les systèmes d'observation existants et définir la génération future. La composante météorologique actuelle restera en service jusqu'en 2015/2020, mais les autres satellites européens d'observation de la terre actuellement en orbite ont une durée de vie nominale qui se termine en 2007/2008. Mais l'Europe devra surtout combler les lacunes en ce qui concerne les composantes in situ (réseaux de sondes déployées sur terre, en mer et dans l'atmosphère). Le réseau GEANT devrait fournir l'infrastructure nécessaire pour le transfert des données. Pour la période 2004-2006, les finances devraient être puisées dans le 6ème programme-cadre de recherche de l'UE et dans les fonds de l'ESA pour les services GMES. Les fonds nécessaires, pour couvrir les services prioritaires sélectionnés, sont estimés à 80 millions en 2007 et 150 millions d'euros les années suivantes.
Promotion de la sécurité européenne par la recherche: la Commission lance une « action préparatoire » dans le domaine de la recherche sur la sécurité en vue de l'élaboration d'un « vaste programme » après 2007. Pour faire face aux menaces actuelles (terrorisme, armes de destruction massive, conflits régionaux, crime organisé), construire la sécurité dans son voisinage, soutenir un ordre international fondé sur un multilatéralisme efficace, "l'Union doit disposer d'instruments technologiques les plus perfectionnés pour pouvoir anticiper de nouvelles menaces en matière de sécurité et les traiter de manière à servir ses propres intérêts dans le respect de ses valeurs », affirme la Commission. L'action préparatoire durera trois ans (2004-2006) avec une enveloppe financière de 65 millions d'euros, dont 15 millions pour le lancement en 2004. Un nombre limité de six à huit projets sera financé chaque année, avec les priorités suivantes: - amélioration de la reconnaissance des situations ; - optimisation de la sécurité et de la protection des systèmes en réseau ; - protection contre le terrorisme ; - amélioration de la gestion des crises ; - interopérabilité et systèmes intégrés de communication. Un appel à propositions sera publié vers la fin du mois de mars 2004. La sélection des projets et la signature des contrats aura lieu au second semestre.