Bruxelles, 02/02/2004 (Agence Europe) - La Commission européenne a inauguré lundi un service d'assistance en ligne pour promouvoir l'accès aux marchés de l'UE pour les pays en développement qui souhaitent exporter. Accessible à tous, http: //export-help.cec.eu.int fournit gratuitement des informations pratiques sur les droits de douane et préférences à l'importation applicables selon les produits ou l'origine des produits, la documentation douanière, les statistiques sur les flux commerciaux. Pour éviter aux exportateurs potentiels de se perdre dans un dédale bureaucratique, le site est interactif: un forum d'échanges servira d'interface entre les importateurs de l'UE et les exportateurs des PVD. Fruit de deux ans de travaux des techniciens de la Commission, ce site Internet sera progressivement enrichi d'autres informations concernant la réglementation technique, la certification, les réglementations sanitaires et les taxes internes aux Etats membres (TVA, régimes d'accises). Rédigé dans un premier temps en anglais, il sera ensuite étendu à d'autres langues (français, espagnol, portugais). Les usagers du service sont invités à proposer l'ajout de toute information complémentaire qu'ils jugeraient bon d'y voir figurer.
Au cours d'une conférence de presse retransmise en direct à Genève, Pascal Lamy, Commissaire au Commerce, a déclaré « l'UE est déjà le marché le plus ouvert aux exportations des PVD, notamment grâce à l'initiative Tout sauf les armes et au système de préférences généralisées. Mais nous savons aussi qu'il existe une différence entre l'accès théorique au marché et l'accès pratique aux informations dont les PVD ont besoin pour exporter ou connaître quelles possibilités existent ». L'objectif de ce nouvel instrument est donc, selon lui, de combler ce fossé pour que les PVD tirent meilleur parti des préférences commerciales qui leur sont offertes. L'initiative s'inscrit dans la stratégie présentée en 2002 par la Commission pour faire du commerce un levier du développement et fournir aux pays en développement l'assistance technique requise pour qu'ils tirent profit des opportunités offertes par les échanges commerciaux. A un journaliste qui lui demandait s'il considérait que le manque d'informations et la complexité des réglementations constituaient le principal frein aux exportations des PVD, Pascal Lamy a répondu « nos conditions ne sont pas plus complexes que celles en vigueur sur le marché américain. Elles résultent des législations sanitaires et phytosanitaires. Notre objectif n'est pas de changer les règles ». Quant aux bénéfices à escompter de ce service tant que ne serait pas comblé le fossé numérique dans les PVD, le Commissaire a reconnu l'existence d'une fracture digitale, néanmoins «moins importante que la fracture postale ». Dans ces conditions, et compte tenu du fait que « dans les pays africains, les opérateurs peuvent avoir accès à Internet », le service en ligne lui semble être «le meilleur moyen accessible au moindre coût ».