Bruxelles, 23/12/2003 (Agence Europe) - "Ils auraient dû faire beaucoup mieux". Voici le verdict du Bureau Européen de l'Environnement (BEE) sur les résultats du semestre de Présidence italienne dans ce domaine. Selon un communiqué, Silvio Berlusconi" a ignoré l'environnement à un tel point que la Présidence a réussi seulement trois des dix tests "verts" présentés par le BEE à sa présidence. En outre, John Hontelez, secrétaire général du BEE, reproche à la Présidence italienne d'avoir systématiquement privilégié la compétitivité par rapport à l'environnement.
Le BEE énumère: - Constitution: échec; - produits chimiques: raté, là aussi, car le dossier REACH a été retiré au Conseil Environnement, "où il doit être", pour passer aux mains du Conseil Compétitivité; - changement climatique: échec, car l'Italie a "miné la crédibilité de l'engagement de l'UE à l'égard de Kyoto (...), réduisant ainsi la pression sur la Russie"; - OMG: là, le test a réussi, car le moratoire a été retenu; - marchés publics: encore un test positif, car le nouveau règlement va promouvoir la santé publique et l'environnement, et le label écologique fait maintenant partie des critères de sélection; - gouvernance environnementale: là, note le BEE "pas de résultat possible", à cause du retard dans les propositions de la Commission; - pollution atmosphérique: encore un raté, la législation étant enlisée au Conseil par "faiblesse de leadership"; - Seveso II; encore un succès, avec de réels progrès sur le secteur minier et la surveillance des données sur le risque; -Ecofin: échec, car le Conseil n'a rien fait pour réduire l'impact environnemental négatif des subventions de l'UE, comme demandé par le Sommet de mars; - performance en Italie: échec, car le gouvernement a poursuivi sur la voie de la dérégulation et de la "détérioration des lois et des pratiques environnementales".