Bruxelles, 01/12/2003 (Agence Europe) - La Commission a approuvé, le 26 novembre, une communication intitulée "Améliorer la qualité de l'emploi: un examen des derniers progrès accomplis". Celle-ci passe en revue les mesures prises par les Etats membres pour améliorer la qualité de l'emploi. Ils ont ainsi pris des mesures en vue de revoir leur fiscalité, leurs systèmes d'allocations et de retraite dans le but de faire du travail une activité rentable, de susciter une culture d'apprentissage et d'éducation tout au long de la vie, d'inciter les entreprises à investir dans la formation, d'améliorer les possibilités de garde d'enfants et autres personnes dépendantes et de donner un coup de pouce à la législation anti-discrimination.
Cependant, souligne la communication, pour l'ensemble de l'UE, l'image des résultats obtenus est celle d'un morcellement; beaucoup reste donc à faire. Par exemple, le taux d'emploi des travailleurs âgés dans l'UE reste bien en-deçà de l'objectif de 50%; le chômage touche deux fois plus les jeunes que les adultes, et dans un certain nombre d'Etats membres, les jeunes éprouvent de plus en plus de difficultés à trouver un emploi leur offrant des perspectives raisonnables de carrière; les ressortissants de pays tiers et les travailleurs handicapés sont clairement défavorisés sur le marché de l'emploi et les femmes restent toujours éloignées du monde du travail par manque de possibilités de garde d'enfants ; les écarts de rémunérations entre les hommes et les femmes persistent et l'écart de productivité par rapport aux Etats-Unis est à la hausse.
De plus, la communication relève des différences de performances entre Etats membres: ainsi, le Danemark, les Pays-Bas, la Suède et l'Autriche enregistrent de bonnes performances au regard de la plupart des indicateurs de qualité, contrairement à l'Italie, la Grèce, l'Espagne et le Portugal.