Bruxelles, 08/07/2003 (Agence Europe) - La parlementaire européenne Nelly Maes (Verts/ALE, belge) a regretté dans un communiqué que les Corses aient rejeté lors du référendum du 6 juillet, "par une très courte majorité", la réforme institutionnelle qui "supposait un pas en avant dans le processus vers l'autonomie en Corse"."Nous avons soutenu la campagne du oui menée par notre correspondant de l'Alliance libre européenne en Corse, le Partitu di Nazione Corsa (PNC)", note la présidence de l'Alliance libre européenne, en regrettant que "les extrémistes de tout bord aient convergé dans leur stratégie de maintien du statu quo qui favorise leur dynamique clanique et violente". "L'arrestation d'Yvan Colonna à la veille du référendum a sans doute réconforté certains partisans du non", estime Mme Maes, en exhortant les partisans du dialogue à ne pas se laisser décourager.
Un autre député européen, le souverainiste français Paul Marie Coûteaux, en revanche, se réjouit, en estimant, dans un communiqué: "les Corses veulent que leurs deux départements demeurent dans la République pleinement, sans statut particulier, et rejettent une réforme qui, soutenue par les séparatistes, risquait d'ouvrir la voie à l'indépendance de l'île. Ils ont voté non, comme quelques rares personnalités, dont les souverainistes, le leur ont demandé". Selon l'élu du Rassemblement pour l'indépendance et la souveraineté de la France, il serait maintenant "raisonnable que le gouvernement abandonne tout projet de décentralisation".