Rome, 18/06/2003 (Agence Europe) - "Une occasion ratée de se taire": voilà la réplique de Silvio Berlusconi aux propos du ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin qui lui avait reproché, lundi à Luxembourg devant la presse, de s'être écarté de la position européenne lorsque, pendant sa récente visite au Proche-Orient, il avait rencontré Ariel Sharon mais refusé de s'entretenir avec le président Arafat (voir EUROPE d'hier, p.4). En répondant à la presse à l'issue de sa rencontre avec Costas Simitis (à l'occasion de la tournée des capitales avant le Conseil européen de Thessalonique), le Premier ministre italien, et bientôt président du Conseil européen, a affirmé: "Je suis allé au Proche-Orient comme président du Conseil italien (...). La France ne peut donc pas formuler des critiques sur une matière qui fait partie des droits du président du Conseil". M.Berlusconi (à qui les Palestiniens ont refusé une rencontre avec le premier ministre palestinien Abou Mazen, puisqu'il n'avait pas voulu voir le président Arafat) a ajouté qu'il avait pris rendez-vous avec Abou Mazen pour plus tard, en Italie.