Bruxelles, 30/05/2003 (Agence Europe) - La Commission européenne pourrait élaborer une proposition pour assurer la transparence du financement des partenaires sociaux, des groupes d'intérêt et des dépenses électorales. C'est une des pistes qu'elle envisage dans la communication relative à "une politique globale de l'UE contre la corruption", approuvée mercredi par procédure écrite. La Commission pourrait aussi, "le cas échéant", soumettre une proposition sur des normes communes pour la détection et la poursuite de la corruption: collecte de preuves, techniques d'instruction, protection des dénonciateurs, confiscation des produits du crime. Elle voudrait également adhérer et participer au Groupe d'Etats contre la Corruption (GRECO), chargé de veiller au respect de la Convention de l'OCDE sur la lutte contre la corruption publique et privée. Elle indique préférer cette option à celle de la mise sur pied d'un nouveau mécanisme d'évaluation au sein de l'UE, et demande donc aux Etats membres de soutenir sa demande d'adhésion. A défaut, elle devrait proposer la création d'un mécanisme propre à l'UE. La Commission insiste par ailleurs sur l'importance du volet anti-corruption dans les relations avec les pays tiers. La Commission voudrait que ces recommandations soient entérinées par un Conseil européen.