Bruxelles, 24/04/2003 (Agence Europe) - L'élu de la CDU Elmar Brok s'est félicité jeudi devant la presse que le "demi-coup d'Etat" de Valéry Giscard d'Estaing, avec ses propositions institutionnelles, ait été finalement déjoué grâce aux corrections apportées par le présidium (voir EUROPE d'hier, p.7). Mais même ce texte amélioré ne le satisfait pas; en particulier, souligne-t-il, pour le groupe PPE à la Convention, un président du Conseil européen, qu'on l'appelle "président" ou "chairman", "n'est pas acceptable". Toute la pression est exercée sur les petits pays, alors qu'on n'exige aucun compromis de la part des grands, estime-t-il, en craignant les conséquences pour la ratification dans des pays comme l'Irlande ou le Danemark, si on leur dit que "ils n'auront pas de Commissaire pendant dix ans".
M. Brok a aussi posé le problème du calendrier, en disant qu'une Convention formée en majorité de parlementaires ne doit pas "tomber dans le piège" du Conseil qui veut qu'elle termine son travail le 20 juin, pour qu'il n'en sorte que "les options, et les gouvernements puissent faire ce qu'ils veulent". S'il faut quelques semaines supplémentaires, prenons-le, dit M.Brok, en notant que certaines choses dans la première partie du Traité dépendent de la deuxième partie, définie "technique" par le Secrétariat de la Convention, mais qui porte sur des "questions de pouvoir", comme la définition des compétences ou les exceptions à la codécision.