Bruxelles, 23/04/2003 (Agence Europe) - L'année 2002 aura été une « année record » pour le programme MEDA, l'instrument financier de la coopération engagée par l'UE dans la région méditerranéenne, affirme la Commission européenne qui fait état, dans un dossier spécial, d'une « série d'avancées remarquables » dans l'utilisation des aides. € 763 millions ont été engagés et € 685 millions payés, soit un taux d'utilisation de 90%, ce qui est « un progrès absolument phénoménal par rapport au passé », affirme le rapport. Ces résultats seraient à attribuer à EUROPAID, auteur du dossier, qui y voit le résultat du travail mené dans le cadre de cette nouvelle structure établie par la réforme de l'aide extérieure de l'UE, décidée en 2000. EUROPAID a été créé en janvier 2001 et doit notamment gérer une enveloppe globale de 5,53 milliards d'euros (2000-2006) au profit des pays tiers méditerranéens.
Richard Weber, Directeur à EUROPAID, estime qu'un des facteurs de ce succès est « le renforcement substantiel des effectifs d'EUROPAID ». Pour José Izarra, chef d'unité chargé de la gestion des fonds MEDA, « la différence tient peut-être au fait que, par rapport à MEDA I, nous sommes à 100% des crédits d'engagement, mais pour des actions nouvelles, alors que, dans le passé, il faut bien constater que « les pourcentages de 100 % provenaient en partie du réengagement d'actions déjà décidées auparavant, mais tombées en annulation parce que non exécutées, et qui ont donc dû être réengagées au cours des exercices ultérieurs, notamment dans des pays comme la Syrie ou la Turquie ».
Au niveau des paiements, affirme M. Izarra, « le progrès est encore beaucoup plus considérable, puisque, dans le passé, le premier reproche qui était fait au programme MEDA I était que le taux de déboursement restait extrêmement faible », alors que « début 2001, la progression des paiements est considérable. Nous sommes passés en deux ans, pour l'ensemble des postes (MEDA + autres postes) de 479 millions euros en 2001 à 685 millions euros en 2002 ». L'autre « grand progrès » réside, dit-il, dans « le rattrapage du poids du passé ». Le vrai défi, pour l'avenir, est de « réussir la déconcentration » et les délégations dans les capitales méditerranéennes ont été « largement équipées en personnel » pour le faire. L'objectif, selon M. Izarra, ne serait pas « la rapidité de mise en œuvre » mais « la qualité » de l'engagement. « Nous sommes dans un régime de partenariat et les résultats ne dépendent pas uniquement de notre action », dit-il, en citant les bons exemples de « deux partenaires excellents, la Jordanie et la Tunisie où les administrations sont très efficaces et très rapides ».