Strasbourg, 07/04/2003 (Agence Europe) - Alors que les cas avérés de pneumonie atypique (SRAS - syndrome respiratoire aigu sévère) ne cessent d'augmenter à travers le monde, le Commissaire européen à la santé David Byrne a informé le Parlement européen, lundi en fin d'après-midi, sur les efforts déployés au niveau européen pour faire face à la menace que constitue cette maladie. Et il a surtout profité de l'occasion pour rappeler que la création d'un centre européen de lutte contre les maladies serait le moyen le plus efficace.
Estimant que l'actuel réseau de l'UE de contrôle des maladies transmissibles continuait de remplir sa tâche en matière de dépistage et d'alerte précoce, M. Byrne a souligné le rôle de coordinateur joué par la Commission en tant qu'interface entre les Etats membres (et les pays candidats) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Toutefois, a-t-il fait valoir, inquiet, "la capacité de la Commission d'élargir son rôle de coordinatrice (...) a atteint sa limite. En l'absence de nouveaux arrangements pour mettre en commun l'expertise existante, nous ne serons pas en mesure d'aller au-delà de nos efforts actuels". Et le Commissaire de plaider, comme il l'avait déjà fait le mois dernier, en faveur de la création d'un centre communautaire de lutte pour la prévention et le contrôle des maladies. M. Byrne a précisé qu'une proposition dans ce sens serait présentée par la Commission en mai ou en juin et que le texte préconiserait la mise en place du centre d'ici 2005. L'objectif du centre serait de renforcer la surveillance, d'assurer la coordination des réactions communes, d'établir et d'entretenir un réseau de laboratoires de référence et de collaborer avec les Etats membres, les pays candidats et des organisations internationales comme l'OMS. "Il ne remplacerait pas les capacités nationales existantes, a précisé le Commissaire, mais les relierait plutôt de manière à agir comme un point de référence et de coordination, en période normale comme en situation de crise". Quant au SARS, selon M. Byrne, la situation en Europe semble toujours "gérable", mais des contrôles stricts doivent continuer d'être appliqués. Il a aussi souligné la contribution que l'Europe doit apporter aux pays touchés par la maladie pour en déterminer les causes et y trouver un remède.