Bruxelles, 13/02/2003 (Agence Europe) - Le porte-parole du ministère grec des Affaires étrangères, Panos Beglitis, a assuré que, lors de la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE consacrée à la crise irakienne, le 17 février à Bruxelles, la Présidence grecque fera tout son possible afin que "l'UE exprime dans un texte, de manière unitaire et efficace, sa position sur la primauté de l'ONU dans l'affaire de l'Irak et la nécessité que Saddam Hussein respecte la résolution 1441 du Conseil de sécurité". Interrogé sur les idées françaises sur un renforcement de la présence des inspecteurs de l'ONU en Irak, le porte-parole du gouvernement grec Christos Protopapas s'est borné à indiquer que la présidence essayera de concilier les positions des Etats membres. (Cependant, le Secrétaire au Foreign Office Jack Straw, en s'exprimant jeudi à la Chambre des Communes, qualifiait de difficiles à réaliser les propositions françaises qui circulaient à l'ONU à propos d'un doublement ou triplement du nombre des inspecteurs, de la désignation d'un coordinateur permanent à Bagdad et d'un contrôle du territoire irakien par des avions espions).
Lundi prochain, à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères prépareront le sommet spécial à partir de onze heures. Le sommet doit commencer à dix-huit heures par une rencontre avec le Président du Parlement européen Pat Cox. A 19h30, les chefs d'Etat et de gouvernement et la Commission européenne auront un dîner de travail avec les ministres des Affaires étrangères.
Jeudi après-midi, un nouveau Conseil de l'Atlantique Nord essayait de concilier les positions des Alliés sur un soutien à la Turquie en cas de représailles de la part de l'Irak. Le même jour, à Berlin, le ministre allemand de la Défense Jürgen Struck affirmait que l'OTAN prendra samedi une décision à ce sujet.