Bruxelles, 28/01/2003 (Agence Europe) - Le Conseil relations extérieures a adopté sans débat, lundi, le plan de travail de la Présidence grecque sur la mise en oeuvre de la stratégie commune pour la Russie, en décidant de concentrer ses efforts sur la consolidation de la démocratie et de l'Etat de droit, l'intégration de la Russie dans un espace européen économique et social commun et la coopération avec Moscou en faveur de la stabilité et de la sécurité en Europe.
Chaque présidence du Conseil de l'UE présente un plan de travail pour la mise en oeuvre de la stratégie commune de l'Union pour la Russie. Face aux importants changements qui surviendront au sein de l'UE (notamment l'élargissement), la Présidence grecque estime que le prochain Sommet UE/Russie, le 31 mai à Saint-Pétersbourg, serait le moment idéal pour procéder éventuellement à une révision de cette stratégie commune. Au niveau politique, la présidence insiste sur la réforme du système judiciaire russe (qui devrait se familiariser avec normes et la législation de l'UE), la liberté des médias et la situation en Tchétchénie (en soulignant sur la nécessité de trouver une issue politique au conflit, et en demandant le renouvellement du mandat de la mission de l'OSCE). Au niveau économique, l'amélioration du climat économique pour les investissements et le renforcement de la croissance du pays sont deux priorités de la présidence, qui appuyera l'adhésion de la Russie à l'OMC. Les discussions sur certains dossiers sensibles, déjà entamées par les présidences précédentes, seront poursuivies: solution au problème des taxes excessives payées par les compagnies aériennes pour survoler la Sibérie, accord sur les prix des matières énergétiques et sur le commerce de matériaux nucléaires, coopération en matière de recherche scientifique, y compris Galileo (notamment les aspects liés aux fréquences radio: voir EUROPE d'hier, p.12). Pour assurer la stabilité du continent européen, la présidence souhaiterait des progrès dans le règlement de conflits « gelés », notamment en Moldavie et dans le Sud du Caucase. En outre, elle veut privilégier la coopération avec la Russie, notamment sous forme d'échange d'informations, en matière de lutte contre le terrorisme et le trafic d'êtres humains, contre le crime organisé (en proposant notamment une réunion ministérielle en matière de justice et affaires intérieures). Elle entend aussi soutenir la Russie en matière de gestion des frontières et de lutte contre l'immigration illégale, et elle insiste sur la mise en place rapide de l'accord survenu sur Kaliningrad (voir EUROPE du 13 novembre, p.9).