Bruxelles, 21/11/2002 (Agence Europe) - Le Conseil Relations extérieures a débattu, jeudi, de la suite donnée aux engagements souscrits par l'Union européenne lors de la conférence internationale sur le financement du développement (Monterrey, mars 2002) et du sommet mondial sur le développement durable (Johannesburg, septembre dernier) - deux enceintes dans lesquelles l'Union entend conserver un rôle moteur. Dans ses conclusions sur la stratégie de développement durable, adoptées sans débat dans la perspective du Sommet européen de Copenhague (voir EUROPE du 18/19 novembre, p.14), le Conseil fait le point des progrès réalisés par les différentes formations pour intégrer les résultats de Johannesburg dans leur sphère de compétence (certains ont déjà adopté des conclusions à ce sujet, comme les Conseils Agriculture et Pêche, Environnement, Ecofin, d'autres ont annoncé leur intention de le faire d'ici au 2 décembre, comme les Conseils Transports, Télécommunications, Energie, Affaires sociales et emploi, Santé et Consommateurs). Le Conseil salue l'intention de la Commission d'évaluer, dans son prochain rapport de printemps, les progrès réalisés et d'identifier les mesures clés pour traduire en actions et propositions les engagements souscrits par l'Union au titre de sa stratégie interne et externe de développement durable, en prenant en compte les stratégies nationales et en reflétant l'équilibre entre les trois piliers du développement durable - le pilier économique, le pilier social et le pilier environnemental.
Concernant l'augmentation de l'aide publique au développement, le Conseil salue l'intention de la Commission d'assurer le suivi de l'engagement, pris en mars par le Conseil européen de Barcelone, de porter la moyenne communautaire de 0,33% du PNB actuellement à 0,39% en 2006. Un questionnaire sera adressé aux Etats membres pour permettre à la Commission d'en communiquer les résultats au Conseil au printemps 2003.