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Bulletin Quotidien Europe N° 8313
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/patronat/convention

M. Jacobs (Unice) insiste sur la nécessité d'une Commission européenne forte - Déclarations de MM. Amato et Rogowski

Bruxelles, 07/10/2002 (Agence Europe) - Les présidents des fédérations nationales du patronat européen (Unice) ont participé le 2 octobre à un échange de vues avec des députés européens sur l'avenir de l'UE, sous la présidence du vice-président du PE Alejo Vidal-Quadras Roca (PPE-DE, Espagne).

Se félicitant de la contribution des entreprises au débat européen, M.Vidal-Quadras Roca a souligné que « la Convention européenne n'est pas seulement l'affaire d'experts en droit constitutionnel » et que ses résultats à long terme peuvent aussi avoir des conséquences pour la vie des entreprises. Le président de l'Unice Georges Jacobs (qui a le statut d'observateur à la Convention) a exposé les vues de son organisation (voir EUROPE du 24-25 juin p.6). « L'intégration économique constitue la dynamique principale qui sous-tend la paix, la stabilité et la croissance en Europe depuis 50 ans. Et la compétitivité de l'Europe restera une condition indispensable au bien-être social et à la sauvegarde de l'environnement », a commenté M. Jacobs en souhaitant que la Convention favorise cette dynamique ». Pour lui, « il faut que la Convention débouche sur un seul document clair, qui précise la nature de l'UE, ses compétences et la répartition des pouvoirs ». Le secrétaire général de l'Unice Philippe de Buck a regretté que "la subsidiarité horizontale ou fonctionnelle, qui permet la participation au processus décisionnel européen de tous ceux qui peuvent contribuer à atteindre des objectifs communs, en particulier les partenaires sociaux, n'apparaisse pas dans les conclusions du groupe de travail de la Convention consacré à la subsidiarité". Le président de la délégation du PE à la Convention Iñigo Mendez De Vigo ( PPE-DE, Espagne) a noté en particulier que la Convention entrait à présent dans une phase de propositions de textes. La présidente de la commission économique et monétaire du PE, Crista Randzio-Plath (PSE, Allemagne), et le président de la commission des Affaires étrangères du PE, Elmar Brok (PPE-DE, Allemagne), ont posé la question du contournement éventuel des procédures décisionnelles par des organes non législatifs.

"Nous aimerions savoir quel est le rôle de la liberté d'entreprise, qui fait partie des valeurs de l'UE et qui doit être incluse dans la Charte des droits fondamentaux", a affirmé le président de la Confindustria Antonio D'Amato . "Il faut être à la hauteur des engagements de Lisbonne qui sont écrits partout noir sur blanc mais que personne n'applique! Sans le moteur américain , nous serions en plein déclin. Nous sommes une économie très faible, marquée entre autres par le vieillissement de sa population", a-t-il lancé. En général, les représentants de l'Unice ont plaidé pour plus d'efficacité et de transparence des institutions, pour la simplification des procédures et pour la préservation du rôle central de la Commission. "Ce que nous voulons, c'est une Commission forte, a déclaré en substance Georges Jacobs, avis partagé par le président du patronat allemand (BDI), Michaël Rogowski. Ce dernier a insisté sur le respect du Pacte de stabilité, en estimant que "la Commission devrait avoir le pouvoir de demander des actions spécifiques aux Etats qui risquent de dépasser le seuil de 3% de déficit". M. Rogowski a par ailleurs souhaité « le maintien du caractère officieux de la méthode de coordination ouverte ».

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