Téhéran, 29/07/2002 (Agence Europe) - Le Haut Représentant pour la PESC Javier Solana, à l'issue de son entretien avec le ministre iranien des Affaires étrangères Kharrazi, le 29 juillet à Téhéran, avant-dernière étape de sa tournée en Asie, a réaffirmé que l'UE souhaite un renforcement des relations avec l'Iran (voir EUROPE du 25 juillet, p.3, au sujet du voyage de M.Solana). Nous avons récemment décidé d'ouvrir avec Téhéran des négociations en vue de la conclusion d'un accord commercial et de coopération, mais nous ne pensons pas qu'un tel accord puisse couvrir seulement les aspects politiques et commerciaux, a-t-il dit selon un communiqué, en soulignant que les progrès économiques et politiques doivent aller "main dans la main". "Notre relation va dans les deux sens, et elle ne progressera pas s'il n'y a pas une claire réciprocité", a déclaré M.Solana, pour qui cette relation ne pourra" jamais atteindre pleinement son potentiel si on n'élimine pas les problèmes qui entravent un tel développement positif". Et il a cité la non-prolifération des armes de destruction massive, l'attitude iranienne au sujet du Proche-Orient, la lutte contre le terrorisme et la poursuite de la "bonne coopération que nous avons eue avec l'Iran en Afghanistan". Nous continuons d'assister à une "évolution très intéressante en Iran (...), un débat public très actif, la participation du public, la mise en place d'ONGs. Nous entendons de plus en plus souvent les mots démocratie islamique", a constaté M.Solana, qui a rappelé combien "la liberté d'expression et la liberté de la presse sont d'une fondamentale importance pour une société démocratique".