Bruxelles, 17/07/2002 (Agence Europe) - La Commission européenne a proposé mercredi d'autoriser deux nouveaux édulcorants intenses dans l'UE, le sucralose et le sel d'aspartame-acésulfame.
L'autorisation et l'emploi des édulcorants intenses ont été harmonisés au niveau dans l'Union au même titre que l'autorisation et l'emploi de tous les autres additifs alimentaires. La législation communautaire dispose que l'emploi des additifs alimentaires dans l'UE ne peut être autorisé que si ces additifs sont sans danger, s'ils répondent à un besoin technologique et s'ils présentent un intérêt pour le consommateur. Le comité scientifique de l'alimentation humaine avait déjà établi l'innocuité des deux édulcorants qui composent le sel d'aspartame-acésulfame avant que la proposition présentée mercredi ne soit élaborée. S'agissant du sucralose, le comité a fixé une dose journalière admissible (DJA - définie comme la quantité d'un additif alimentaire pouvant être consommée quotidiennement par une personne au cours de sa vie sans que sa santé ne soit exposée à un risque notable) de 15 mg/kg de poids corporel. En ce qui concerne le sel d'aspartame-acésulfame, le comité a décidé qu'il était déjà couvert par les évaluations de l'innocuité de ses deux composants. Le sucralose dispose d'un pouvoir sucrant jusqu'à 600 fois supérieur à celui du sucre, tout en conservant un profil aromatique identique à celui-ci. Le sucralose est déjà autorisé dans plus de 40 pays non-membres de l'UE, dont les États-Unis, le Canada, le Japon, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Il peut entre autres être utilisé dans les soft drinks, les desserts et les confiseries. Quant au sel d'aspartame-acésulfame, il résulte de la combinaison chimique de deux édulcorants intenses déjà autorisés, à savoir l'aspartame et l'acésulfame K, dans des proportions identiques. Une fois dissous, ce sel se comporte exactement comme une solution d'aspartame et d'acésulfame K. Il peut entre autres être utilisé dans le chewing-gum sans sucre afin de prolonger leur effet édulcorant.
Cette proposition prend la forme d'une modification de la directive de 1994 concernant les édulcorants employés dans les denrées alimentaire qui sera soumise pour approbation au Parlement européen et au Conseil par la voie de la procédure de codécision.