Bruxelles, 14/08/2001 (Agence Europe) - La Commission européenne a décidé, le 1er août, d'adresser un avis motivé à l'Irlande car elle n'a pas élaboré de programmes de lutte contre la pollution des eaux conchylicoles, alors qu'elle est tenue de le faire en vertu de la directive de 1979 sur la qualité de ces eaux destinées à l'élevage de coquillages comestibles. Faute de réponse satisfaisante dans un délai de deux mois à compter de la réception de cette demande officielle, la Commission pourrait décider de traduire l'Irlande devant la Cour de justice. « La propreté des eaux conchylicoles est l'un des atouts de l'Irlande. Il est décevant de constater l'absence de programmes spécifiques visant à les protéger, en particulier compte tenu des événements récents, et notamment de la découverte de PCB dans le Carlingford Lough », a relevé la Commissaire Margot Wallström.
La Commission a constaté, à la suite d'une plainte, que la législation irlandaise ne prévoit de programmes de ce type qu'en cas de problème, alors qu'il s'agit d'une obligation « systématique pour contribuer à prévenir la pollution en amont ». La disparition brutale d'une exploitation de conchyliculture à Mulroy Bay au début des années 1990, en raison d'une pollution qui aurait pu être évitée, « témoigne du bien-fondé d'une approche préventive », écrit la Commission qui rappelle aussi que plus récemment, l'élimination illicite de déchets et la découverte de PCB hautement toxiques dans le port de Greenore (Carlingford Lough), à proximité d'une exploitation désignée pour la conchyliculture, « illustre à nouveau la nécessité de faire preuve de vigilance ».