Bruxelles, 05/09/2000 (Agence Europe) - La Présidence française du Conseil de l'UE a fait une nouvelle déclaration sur la détention en Rfy de deux entraîneurs de la police du Kosovo mis à la disposition par le Royaume-Uni, de leurs deux amis canadiens et de quatre Néerlandais (voir EUROPE des 28/29 août, p.2, au sujet d'une première déclaration publiée le 24 août). Voici le texte de cette déclaration du 31 août (traduction non officielle).
"Nous réiterons notre appel aux autorités de la Répubique fédérale de Yougoslavie afin qu'elles accélèrent les procédures légales concernant leur détention, afin qu'ils puissent être rapidement relâchés. L'UE rejette les affirmations concernant les deux membres du personnel de l'OSCE contenues dans la Note Verbale N.1075/2000 du 16 août publiée par la Mission permanente de la République fédérale de Yougoslavie à l'OSCE et distribuée aux délégations de l'OSCE le 23 août. Comme nous l'avions déjà déclaré, Prangnell et Yore étaient au Monténégro, la région côtière la plus proche, avec leurs amis canadiens, pour un week-end de repos. Ils étaient entrés au Monténégro ouvertement, et les autorités de frontières en étaient pleinement conscientes. Il n'y a absolument aucun fondement dans la suggestion de la Note Verbale selon laquelle le matériel trouvé dans leur voiture aurait pu être utilisé à des fins terroristes ou était destiné à l'être. L'UE considère de telles affirmations de la Représentation permanente de la Rfy auprès de l'OSCE totalement infondées, et préjudiciables pour l'affaire. Des accusations semblables contre les quatre touristes néerlandais manquent aussi totalement de crédibilité. L'UE est confiante que les procédures légales ouvertes contre ces hommes démontreront qu'il n'y a aucune justification à la poursuite de leur détention, et attend leur rapide libération.
Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'UE, Chypre, Malte et la Turquie, pays également associés, ainsi que les pays de l'Aele membres de l'EEE se rallient à cette déclaration".