Bruxelles, 05/09/2000 (Agence Europe) - La Commission européenne, comme nous l'avons indiqué, a autorisé l'acquisition par le constructeur suédois Volvo de Renault Véhicules Industriels (RVI), filiale à 100% de Renault SA. Les parties se sont néanmoins engagées vis-à-vis de la Commission à supprimer les liens les unissant à Scania, un autre constructeur suédois de véhicules utilitaires, et Iveco, une filiale du groupe italien Fiat, dans un délai précis.
Volvo est en effet resté un actionnaire important de Scania avec lequel il avait tenté de fusionner, opération qui avait été interdite par la Commission en mars dernier (voir EUROPE du 15 mars, p.8). De son côté, RVI, par l'intermédiaire de l'entreprise commune Irisbus, est associé à Iveco dans la production et la vente d'autobus. Les parties ont promis également d'éliminer les activités de construction d'autobus qui se chevauchent en France. En ce qui concerne les poids lourds (plus de 16 tonnes), la fusion n'entraînera des chevauchements importants que dans trois pays européens, à savoir la Finlande (part de marché cumulée de 55%), la France (49%) et le Portugal (43%). Pour les semi-lourds (7 à 16 tonnes), les parts de marchés cumulées les plus importantes seront localisées en France (44%) et au Danemark (39%). Dans tous les autres pays, ces parts seront égales ou inférieures à 30%. Afin de dissiper les doutes que l'opération entraînerait sur le marché finlandais des poids lourds (Volvo y détient une part de marché de 37% et RVI de 18%), RVI s'est engagé à revendre la part qu'il détient dans Hansa, une entreprise commune créée avec le constructeur de camions national Oy Sisu AB active dans la distribution de pièces et accessoires.
La Commission a estimé que l'entité fusionnée restera soumise à la concurrence effective de plusieurs entreprises bien établies sur tous les autres marchés. Son enquête a révélé en outre que Volvo et RVI n'étaient pratiquement substituables sur aucun marché. Les préoccupations concernant l'acquisition d'un proche concurrent n'ont, par conséquent, pas de raison d'être.