Vienne, 26/06/2000 (Agence Europe) - "Monsieur Guterres tentera de trouver un consensus pour une déclaration. Mais, pour être sincère, je ne crois pas qu'il y aura davantage qu'un signe très prudent de changement. Une levée (des mesures bilatérales) est parfaitement exclue", affirme dans l'hebdomadaire autrichien "Profil" de ce lundi le Secrétaire d'Etat portugais aux affaires européennes, Francisco Seixas da Costa, à propos de l'initiative sur les sanctions des Quatorze contre l'Autriche annoncée à Feira par le président du Conseil européen. Dans son interview, M. Seixas da Costa critique le projet, prévu dans le programme d'action adopté à Vienne en mai (voir EUROPE des 8/9 mai, page 7), de tenir un référendum sur les mesures bilatérales, si celles-ci ne sont pas levées avant la fin de la Présidence portugaise. "Le gouvernement autrichien ferait mieux de renoncer à cette stratégie suicidaire", dit-il, en estimant que, s'il organise un tel référendum, le gouvernement Schüssel sera "l'otage" de Jörg Haider, qui avait lancé cette idée. (AFP de Vienne signale un sondage publié le 20 juin selon lequel, alors que la majorité des Autrichiens est pour la levée des sanctions, 60% parmi eux pensent qu'un référendum à ce sujet n'aurait "pas beaucoup de sens").
Dans une interview publiée également ce lundi dans un autre hebdomadaire autrichien, "Format", le ministre belge des Affaires étrangères Louis Michel affirme, à propos d'un éventuel référendum autrichien, que le chancelier Schüssel doit d'abord "cesser ses menaces". Et, en ce qui concerne l'initiative de la Présidence portugaise, il dit qu'"il ne s'agit pas d'une levée des sanctions", et que "rien de fort ne se passera tant que le gouvernement autrichien ne changera pas d'attitude".