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Bulletin Quotidien Europe N° 7713
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/sport

Les ministres des Sports de l'UE s'interrogent, ce mercredi à Lisbonne, sur les moyens de préserver le rôle social et la spécificité du sport et de lutter contre le dopage

Bruxelles, 09/05/2000 (Agence Europe) - Les ministres des Sports de l'Union européenne examinent, ce mercredi, au cours d'une réunion informelle à Lisbonne, les moyens de préserver les fonctions sociales et éducatives du sport en Europe. Un "modèle européen" du sport - mis à mal par les dérives actuelles du "sport business" et sur lequel la Commission européenne se propose de travailler, de concert avec les Etats membres- doit être sauvegardé et perfectionné.

La Commission européenne a présenté au sommet européen d'Helsinki, en décembre, un rapport sur la sauvegarde des structures sportives actuelles, qui sera discuté pour la première fois par les ministres des Sports. "Elle est prête à proposer une méthode de travail pour donner une réponse commune à des questions comme la protection de l'autonomie des organisations sportives face aux intérêts économiques, l'encouragement des clubs à former les jeunes ou encore la solidarité entre sport de haut niveau et sport de base, sport professionnel et sport amateur", explique le porte-parole de Mme Viviane Reding, commissaire européen aux Sports, qui représentera la Commission à la réunion de Lisbonne.

L'arrêt Bosman qui, en 1995, a rendu illégales les limitations imposées par l'UEFA du nombre de joueurs européens alignés sur le terrain par les clubs et les indemnités de transfert pour les joueurs en fin de contrat, sera dans toutes les têtes. "Mais on n'imagine pas revenir sur cet arrêt et nier l'application au sport professionnel de principes comme la non-discrimination et la libre circulation", explique le porte-parole cité. "Sur 40 fédérations (que la Commission a rencontrées à Bruxelles, le 17 avril, voir EUROPE du 21 avril, p. 9), 39 vivent très bien avec la libre circulation, qui pose problème uniquement à l'UEFA (fédération européenne du football (…) Il faut se consacrer à des sujets beaucoup plus intéressants".

Lors de la réunion de la "troïka" des ministres des sports (Finlande, Portugal, France), la rédaction d'un protocole, à annexer au Traité de l'UE à l'occasion de la Conférence intergouvernementale, avait été évoquée, pour reconnaître la fonction sociale du sport et sa spécificité (voir EUROPE du 20 & 21 mars, p. 12). "La Commission n'est pas demandeuse", explique le porte-parole de Mme Reding, car ce serait, à son avis, alourdir inutilement la CIG. Certaines délégations s'interrogent toutefois sur la possibilité de modifier le traité de l'UE pour assurer à la Commission une base juridique suffisante pour engager des programmes d'action dans le domaine du sport.

Les Quinze doivent également aborder la question de la lutte contre le dopage. L'agence mondiale antidopage est en place à titre provisoire depuis le début de l'année et "nous sommes satisfaits de la façon dont cela fonctionne", estime le porte-parole de Mme Reding. La commissaire s'est toutefois inquiétée récemment de la perte d'influence des Européens au sein de ses organes dirigeants (voir EUROPE du 27 avril, p. 9). "La Commission n'est pas prête à continuer à jouer un rôle dans ces conditions. Elle ne fera une proposition de participation communautaire définitive à l'Agence à partir de 2002 que s'il existe parmi les Quinze une volonté politique forte en faveur de cette participation. En l'absence d'une position claire des ministres, la participation des Européens devra se faire sur une base intergouvernementale et ne reposera pas sur le budget de l'UE", poursuit le porte-parole. Les ministres devraient indiquer à Lisbonne s'ils sont disposés à appuyer une participation forte de l'UE ou s'ils préfèrent la formule intergouvernementale.

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