Bruxelles, 05/04/2000 (Agence Europe) - Le porte-parole de la Commission européenne a confirmé ce mercredi que, de l'avis de la Commission, les dernières évolutions ont marqué un progrès vers la normalisation des relations entre l'UE et la Libye. Certes, le langage utilisé par le leader libyen a été très différent dans ses entretiens bilatéraux et dans sa déclaration publique, et le président Prodi a exprimé publiquement sa déception à propos de cette dernière (voir EUROPE d'hier p.4); mais, selon M.Levi, il n'y pas eu de contradictions quant aux intentions de la Libye: elle entend renforcer et approfondir ses relations avec l'Union européenne.
M.Levi a souligné que de nombreux chefs d'Etat ou de gouvernement européens ont marché sur la route qui avait été ouverte par M.Prodi. Il y a quelques mois, aucun responsable politique européen ne voulait avoir de contacts avec M. Kadhafi, et même le fait de lui parler au téléphone "paraissait une menace pour la politique étrangère et de sécurité commune"; à présent, il est un interlocuteur recherché par tous. M.Levi a toutefois reconnu que le colonel a confirmé que le processus de Barcelone "ne l'intéresse pas", et qu'il entend parler au nom de l'Afrique, alors que le dialogue euro-méditerranéen divise l'Afrique.