Bruxelles, 27/03/2000 (Agence Europe) - La présidente du Parlement européen, Nicole Fontaine, a réagi au vote de "l'amendement de circonstance" du Congrès chilien qui a "pour seul but de mettre le général Pinochet à l'abri de toute poursuite contre les crimes dont il est accusé" en affirmant qu'il constitue "une duperie quant aux prétendues intentions" de juger Pinochet "équitablement au Chili, et une provocation à l'égard des pays qui ont engagé des poursuites pour violation des droits fondamentaux". Mme Fontaine souligne la cohérence qu'exige l'ordre international nouveau qui se met en place avec la création des tribunaux internationaux contre les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité, et affirme qu'on ne peut pas prétendre vouloir juger "les abominations perpétrées au Rwanda, en Bosnie ou au Kosovo" et en même temps "se taire pour raison d'Etat, même au nom de la paix civile, sur les crimes commis ailleurs dans le monde, au Chili ou en Tchétchénie".