Bruxelles, 20/03/2000 (Agence Europe) - Le déjeuner du Conseil Affaires générales qui s'est tenu lundi a été tout entier consacré au dossier des Balkans occidentaux, sur la base d'un rapport du commissaire Chris Patten et du Secrétaire général/Haut Représentant Javier Solana qui a été qualifié de "très utile" par le ministre français des Affaires étrangères. Lors d'un point de presse, Hubert Védrine a indiqué que ce "très bon déjeuner" avait vu les Quinze confirmer leur décision du mois dernier concernant la levée de l'embargo aérien frappant la RFY (un Règlement en ce sens sera "très vite" publié au JO). Les ministres ont également confirmé leur décision de principe d'imposer des sanctions supplémentaires à l'encontre des dirigeants de la RFI ("et uniquement contre eux", a précisé M. Védrine), même s'ils "se sont donné quelques jours" pour mettre cette mesure au point (EUROPE croit savoir qu'elle pourrait être annoncée jeudi par le Conseil européen de Lisbonne).
Sur la base du document Solana/Patten, les ministres des Affaires étrangères ont, selon M. Védrine, entamé une "clarification" de leur position concernant l'ensemble des Balkans occidentaux, leurs analyses étant, en la matière, "très proches". Ils sont ainsi "tout à fait d'accord avec l'idée de M. Solana d'avoir une Serbie ouverte", en clair d'ouvrir des relations "de société à société". L'UE "reprend l'initiative", a ajouté M. Védrine en expliquant que le dîner de jeudi à Lisbonne (les ministres des Affaires étrangères y participeront aux côtés des chefs d'Etat et de gouvernement) serait "surtout consacré au dossier des Balkans". Pour le ministre français, l'urgence actuelle est de clarifier les lignes politiques suivies par la communauté internationale au Kosovo et d'organiser "de manière minutieuse les élections locales" à venir. Les Quinze ont également, selon lui, la "volonté de trouver coûte que coûte le moyen d'aider le Monténégro". Par contre, selon M. Védrine, "si l'on entend par clarification une résignation à l'indépendance" du Kosovo, "je ne connais aucun responsable occidental qui veut aller dans ce sens". M. Védrine s'est enfin prononcé en faveur d'une prochaine réunion du Groupe de contact, jugeant que ce serait "très utile".