Bruxelles, 02/03/2000 (Agence Europe) - La session plénière de mercredi avait été ouverte par une déclaration de la présidente du PE Nicole Fontaine sur le récent assassinat, par l'ETA, du porte-parole du Parti socialiste au Parlement régional et de son garde du corps. Tous les députés intervenus ont condamné les actes de terrorisme. Le témoignage le plus poignant a été celui de la socialiste espagnole Barbara Dührkop Dührkop, qui a rappelé que son mari, à l'époque sénateur, avait été le premier homme politique basque à avoir été tué par l'ETA, alors qu'elle était enceinte de son dernier enfant (dans un hommage spontané, les députés se sont levés pour l'applaudir). Seule note discordante, Koldo Gorostiaga Atxalandabaso, membre non inscrit originaire du Pays basque, a, en s'exprimant comme d'habitude en anglais, affirmé que pendant la trêve de l'ETA (maintenant interrompue), il y avait eu une seule victime de la violence, un représentant, justement, de l'ETA.