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Bulletin Quotidien Europe N° 7650
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/defense

Réunion des ministres de la défense de l'UE le 28 février à Sintra - Décisions dès le 14 février sur les organes provisoires du Conseil?

Bruxelles / Munich, 07/02/2000 (Agence Europe) - La réunion informelle des ministres de la Défense des Etats membres de l'Union européenne prévue par la Présidence portugaise se tiendra le 28 février prochain à Sintra (près de Lisbonne). Les ministres devraient en particulier discuter des "headline goals" approuvés à Helsinki en ce qui concerne le développement d'une capacité autonome de l'Union de décider et lancer et conduire des opérations militaires en réponse à des crises (au sujet de ce grand objectif commun - être en mesure, d'ici 2003, de déployer en 60 jours et pour au moins une année des forces de 50.000 à 60.000 effectifs capables de mener les missions du Petersberg - voir le point 28 des Conclusions du sommet d'Helsinki).

Entre-temps, le Conseil Affaires générales du 14 février doit évoquer, et si possible décider, la mise en place au sein du Conseil de l'UE de nouveaux organes et structures militaires intérimaires devant permettre à l'Union d'assurer l'orientation politique et la direction stratégique nécessaires à ces opérations. (Rappelons que ces organes intérimaires - le Comité politique et de sécurité, le Comité militaire et l'état-major militaire de l'UE - doivent être opérationnels dès mars prochain).

Par ailleurs, Javier Solana, Secrétaire général du Conseil de l'UEO et Haut Représentant de l'UE pour la Pesc, en intervenant samedi dernier à la "Wehrkunde" à Munich (la réunion annuelle d'experts de questions militaires du monde entier, y compris, cette fois-ci, venus d'Asie), a précisé encore une fois que l'UE entend utiliser ses nouvelles capacités "là où l'Otan en tant que telle n'est pas engagée". C'est le principe qui nous guidera, a-t-il dit, en constatant que l'Otan a "des forces et atouts uniques qui sont reconnus par tout le monde, y compris les Européens", tout en ajoutant que l'UE a "elle aussi ses forces et ses atouts", qui "commencent à être reconnus par l'Otan et par les Etats-Unis". "Nous devons exploiter nos forces et coordonner nos efforts", et "accepter le fait que chacun de nous a des moyens et des talents différents qui peuvent être complémentaires", a-t-il estimé. Un autre principe qui guidera le développement des structures politico-militaires de l'UE est la "compatibilité avec l'Otan", a souligné M. Solana, en notant qu'une telle approche "offre la meilleure garantie que nous pouvons coopérer efficacement au niveau aussi bien du personnel que de la prise de décision", si l'Europe doit avoir accès aux moyens de l'Otan. Quant à la participation de pays non membres de l'UE à des opérations conduites par celle-ci, il a constaté qu'à Helsinki l'UE avait "promis aussi bien aux Européens de l'Otan qu'aux candidats à l'adhésion un certain degré d'implication permanente dans son travail avant les opérations" du Petersberg, et "l'opportunité de participer dès que l'UE a pris la décision de lancer une opération". "Notre approche consiste à enrôler pour notre cause d'autres Européens qui sont sur la même ligne", il a réaffirmé M.Solana, en ajoutant: "Nous espérons que d'autres pays, y compris la Russie et l'Ukraine, seront prêts à nous rejoindre pour participer à des opérations de gestion des crises".

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