Bruxelles, 03/02/2000 (Agence Europe) - Le coup d'envoi de l'opération "journée européenne sans voitures", programmée pour le 22 septembre 2000, sera donné ce vendredi 4 février à Bruxelles par la Commission et les neuf Etats membres déjà acquis à l'initiative. L'objectif de cette opération est triple: a) sensibiliser les élus locaux et les citoyens de l'Union à l'urgence de faire évoluer les comportements en matière de déplacements urbains et aux avantages d'un environnement sans voitures pour l'environnement et la qualité de la vie; b) créer une plate-forme de dialogue et d'information sur le développement des plans de transports; c) permettre aux collectivités locales de tester in situ de nouvelles mesures (bus au gaz, zones piétonnières, pistes cyclables, véhicules électriques, etc.).
Au cours de la conférence de lancement, Margot Wallström, commmissaire européenne à l'Environnement et les ministres José Socrates (Portugal), Dominique Voynet (France), Edo Ronchi (Italie) et Isabelle Durant (Belgique), signeront un "pacte pour la journée européenne sans voitures" par lequel ils s'engageront à faciliter l'organisation de cet événement par les autorités locales et inviteront leurs homologues des autres Etats membres à les rejoindre dans cette initiative.
La journée européenne sans voitures s'inscrit dans le sillage de la journée "en ville sans ma voiture", inaugurée par la France en 1998 et célébrée avec succès en 1999 dans 66 villes françaises et 92 villes italiennes avec le soutien financier du programme Life-Environnement (et 6 villes suisses). Sur les 22 millions de personnes qui avaient alors participé à cette campagne, 80% avaient exprimé le souhait que l'opération soit répétée régulièrement.
Décidée l'an dernier par le Conseil Environnement des Quinze, la création de la journée européenne sans voitures devrait donner un coup de fouet au réseau des villes sans voitures qui compte actuellement quelque 70 villes européennes. Ce réseau avait été créé en 1974 par Eurocités et la direction générale de l'Environnement de la Commission pour permettre aux autorités locales d'examiner, de développer et d'échanger des bonnes pratiques dans le domaine de la mobilité durable.