Bruxelles, 03/02/2000 (Agence Europe) - M.Castagnetti, Secrétaire du PPI (Partito Popolare italiano), a annoncé dans un communiqué que, lors de la réunion du Bureau du Parti Populaire Européen, le 10 février à Bruxelles, il demandera l'expulsion du PPE de l'Österreichische Volkspartei (Rappelons qu'en Belgique la présidente du PSC Joëlle Milquet s'était prononcée elle aussi pour une telle expulsion).
Une telle décision "me paraîtrait logique", a dit pour sa part François Bayrou, député européen président de l'UDF et aussi président du "Conseil" du PPE en parlant aux journalistes à Bruxelles. "Lorsqu'on est en contradiction directe avec son idéal, aucune excuse ne suffit", a-t-il estimé, en ajoutant que "ce débat n'est pas un débat autour de l'Autriche, c'est un débat autour de l'Europe". M. Bayrou a constaté que, lors de la discussion au sein du groupe du PPE qui avait précédé le débat de mercredi après-midi en plénière, deux positions s'étaient dégagées: celle du président du groupe M. Pöttering, qui a confirmé sa confiance dans l'ÖVP, et "la mienne, une position très différente", a-t-il dit. Et il a noté que l'appui à sa position avait été étonnement élevé, et qu'il venait des membres espagnols, grecs, "tous ceux du Benelux" et "une partie des Italiens". "Nous ne sommes pas encore majoritaires" à nous prononcer pour une exclusion de l'ÖVP du PPE, mais, alors qu'au début de la réunion du groupe cette position était appuyée par un peu moins d'un tiers des membres, à la fin de la réunion elle l'était par "nettement plus d'un tiers", a-t-il affirmé.
Par ailleurs, les Verts français du Parlement européen ont demandé "instamment" au PPE, de "prendre ses responsabilités et d'exclure les membres de l'ÖVP". En outre, en considérant l'Article 6 du Traité "trop limité", ils appellent Conseil et Commission à faire de la Charte des droits fondamentaux en cours d'élaboration un "outil juridique contraignant, pleinement intégré dans le prémbule d'une future Constitution européenne".