login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13901
Sommaire Publication complète Par article 12 / 30
POLITIQUES SECTORIELLES / NumÉrique

Les risques systémiques pour la protection des mineurs en ligne parmi les plus récurrents sur les plateformes, selon un rapport

Le Comité européen des services numériques (European Board for Digital Services) a publié, jeudi 2 juillet, son deuxième rapport annuel sur les principaux risques systémiques récurrents recensés sur les très grandes plateformes en ligne (VLOP) et les très grands moteurs de recherche en ligne (VLOSE), ainsi que sur les mesures d’atténuation mises en œuvre par ces derniers dans le cadre de leurs obligations au titre du règlement sur les services numériques (Digital Services Act – DSA).

Élaboré en coopération avec la Commission européenne, le rapport identifie les risques liés à la protection des mineurs en ligne comme figurant « parmi les plus récurrents », notamment le 'grooming' (sollicitation sexuelle de mineurs en ligne), l’exposition à des contenus préjudiciables, des paramètres de compte insuffisamment protecteurs ainsi que des mécanismes de conception addictive. Il met également en garde contre la diffusion massive, sur certaines plateformes, de 'deepfakes' à caractère sexuel générés par intelligence artificielle ainsi que les systèmes de recommandation qui « peuvent entraîner des risques pour le bien-être liés à un usage compulsif ou assimilable à une addiction ».

Entre les principales mesures d’atténuation mises en œuvre par les différents fournisseurs de services, figurent notamment les politiques de restriction d’âge, la détection et la suppression de contenus pédopornographiques au moyen de techniques de comparaison d’empreintes numériques ('hash matching'), ainsi que l’activation par défaut de paramètres de protection pour les mineurs, tels que la désactivation du défilement infini et de la lecture automatique, le floutage de certains contenus ou encore l’apposition d’avertissements et de messages d’alerte pour les contenus à caractère sensible.

À ce stade, le rapport ne désigne toutefois aucune de ces mesures comme constituant une meilleure pratique, précisant qu’une telle évaluation pourrait être proposée dans de futures éditions. Le Comité souligne néanmoins l’importance d’atténuer les risques pesant sur les mineurs en ligne, dans l’intérêt de l’ensemble des utilisateurs. (Ana Pisonero Hernández)

Sommaire

PRÉSIDENCE IRLANDAISE DU CONSEIL DE L'UE
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ
COUR DE JUSTICE DE L'UE
BRÈVES