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Bulletin Quotidien Europe N° 13691
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Économie/dÉfense

Dix-huit pays de l'UE ont requis « 127 milliards d'euros » de prêts via l'instrument 'SAFE' pour leurs dépenses militaires, selon Andrius Kubilius

Dix-huit États membres de l'Union européenne ont officiellement fait appel, mardi 29 juillet, aux prêts de l'instrument européen 'SAFE' visant à accroître les dépenses militaires nationales (EUROPE 13649/23).

Ont ainsi manifesté leur intérêt les pays suivants : la Belgique, la Bulgarie, l'Estonie, la Grèce, l'Espagne, la France, la Croatie, l'Italie, Chypre, la Lettonie, la Lituanie, la Hongrie, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, la Slovaquie et la Finlande. La Commission européenne s'attend à d'autres demandes, notamment du Danemark. Le prêt que contracterait Copenhague viserait surtout à accroître les fournitures militaires à l'Ukraine.

D'après le commissaire européen à la Défense, Andrius Kubilius, les demandes cumulées des États membres atteignent « 127 milliards d'euros », selon un communiqué de la Commission européenne, sachant que la dotation de l'instrument est plafonnée à 150 milliards d'euros. La Pologne a notamment annoncé qu'elle ambitionne des prêts à hauteur de 45 milliards d'euros. Les requêtes financières des autres États membres, parfois sous forme de fourchette, ne sont pas publiques.

D'après le règlement instaurant 'SAFE', les trois principaux bénéficiaires ne pourront pas recevoir des montants cumulés supérieurs à 60% de la dotation totale de l'instrument européen.

Fin novembre, la Commission fournira une évaluation des plans nationaux, incluant les projets d'investissement et les montants requis, que les pays demandeurs doivent lui transmettre. Elle pourra alors débourser un préfinancement pouvant aller jusqu'à 15% des montants agréés. (Mathieu Bion)

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