L’Agence européenne pour l’environnement (AEE) a actualisé son visualiseur de la qualité de l’air dans les villes européennes, jeudi 29 août. L’outil établit un classement de 375 villes à partir des niveaux moyens de particules fines (PM2,5) alors que trois Européens sur quatre vivent dans des zones urbaines.
Seules 13 villes européennes sont dans les limites fixées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à savoir en deçà d’une moyenne de 5 microgrammes de particules fines par mètre cube d’air. Parmi elles, quatre capitales nordiques, note l’AEE : Reykjavik, Tallinn, Stockholm et Helsinki.
Loin des standards fixés par l'OMS, la limite actuelle de l'UE est de 25 microgrammes de particules fines par mètre cube d’air, et ce depuis 2008. Or, l'OMS établit qu'entre 15 et 25 μg/m3, l'air est de « qualité médiocre. » Une révision des directives 'qualité de l'air ambiant' est cependant en cours, puisqu'un accord politique entre le Conseil de l'UE et le Parlement européen a baissé cette limite à 10 μg/m3. Formellement adopté par le PE mercredi 24 avril (EUROPE 13399/15), il doit encore l'être par le Conseil de l'UE. 180 villes du classement de l'AEE présentent déjà des concentrations moyennes de particules fines inférieures à cette future limite.
En 2021, un rapport de l'AEE estimait à 300 000 le nombre de décès prématurés en Europe causés par la pollution de l'air. Le plan d'action 'zéro pollution' du 'Pacte vert européen' s'est donné pour objectif de réduire d'au moins 55% les décès prématurés causés par les particules fines par rapport aux niveaux de 2005. (Florent Servia)