Selon la Commission européenne, le déséquilibre entre possibilités de pêche et capacité de la flotte « a sapé les effets positifs du plan et a retardé la reconstitution des stocks, ce qui nuit gravement aux moyens de subsistance des pêcheurs », selon un rapport, publié lundi 29 juillet, sur la mise en œuvre du plan de gestion des stocks démersaux en Méditerranée occidentale.
Néanmoins, la Commission reconnaît « les efforts actuellement déployés par le secteur de la pêche et par les parties prenantes pour réduire la pression exercée sur les stocks halieutiques » sur la base des avis scientifiques.
En 2020, seulement 5% des stocks démersaux (un sur vingt) présentaient une mortalité par pêche proche du rendement maximal durable (FRMD). Aujourd’hui, 28% des stocks ayant fait l’objet d’une évaluation analytique présentent un taux de mortalité par pêche au niveau du FRMD et 57% s’en approchent rapidement.
Ces améliorations sont saluées dans le rapport, mais certains stocks, tels que ceux du merlu européen et un stock de langoustines, restent fortement surexploités dans un contexte de surpêche et de mutations environnementales, déplore la Commission.
Selon cette dernière, le plan s’est révélé être un cadre « bénéfique » pour la mise en œuvre de la politique commune de la pêche et pour atteindre le FRMD au plus tard le 1er janvier 2025.
En cinq ans, le plan a permis d’améliorer le contrôle de la pêche et de réduire de 40% l’effort de pêche au chalut entre 2020 et 2024 (EUROPE 13312/6), selon le rapport (https://aeur.eu/f/d5p ). (Lionel Changeur)